-Musée de la musique mécanique et de l’orgue de Barbarie : ouverture tous les jours de 14h30 à 18h30 sauf lundi et mardi).
Féminité
Alors qu’il n’était encore qu’un petit garçon qui a grandi à ho Chi Minh Ville, Jean-Marc Clairet était enchanté à chaque fois qu’il observait sa mère se maquiller et se coiffer avant d’aller à son travail de bijoutière. Et dès qu’elle franchissait le seuil de la porte, il commençait à jouer avec ses ombres à paupières et ses rouges à lèvres. Atteint d’un asthme sévère, il ne pouvait pas aller à l’école et il était souvent cloîtré dans son lit la plupart de la journée. Ces moments de complicité et de jeux avec sa mère ont illuminé toute son enfance et lui ont permis de développer un grand attrait pour la beauté féminine. C’est pourquoi depuis ses premières prises de vue à l’âge de 20 ans, il a toujours stylisé lui-même tous ses modèles : en les maquillant, les coiffant et en choisissant leurs bijoux et vêtements.
« Quand j’ai fait mes premiers pas dans la photo avec l’appareil d’un ami qu’il me préparait, je ne savais rien sur la photographie », dit-il. « A peine savais-je qu’il y avait une pellicule dans l’appareil ! Mais je savais comment maquiller et j’avais un sens instinctif pour la lumière. Je savais toujours précisément le look qu’allait avoir chaque modèle et je n’aurais pas pu les photographier si elles ne m’avaient pas laissé les maquiller ! »



Né au Cambodge mais issu de parents d’origine vietnamienne, Jean-Marc Clairet est rentré au Vietnam vers l’âge de 6 ans avec toute sa famille, avant de rejoindre la France à 12 ans. Un arrière-grand-père paternel d’origine française a facilité le rapatriement.
Actuellement basé dans la banlieue sud-est de Paris, Clairet, 41 ans, a donc débuté en tant que portraitiste. Il a réussi à se faufiler dans les coulisses des défilés de mode, comme ceux de Chloé par Martine Sitbon, où il a pris des clichés de Kate Moss, Naomi Campbell et Carla Bruni, tout en se perfectionnant en maquillage en observant les maquilleurs sublimer les visages.
À la même époque, il cherchait déjà la meilleure façon de construire sa carrière. Pendant quelque temps, son amour de la photographie a été mis en attente quand il a fait le choix de gagner sa vie de façon stable en travaillant la nuit pour Renault au centre d’appel. Mais le désir de faire de la photographie a continué de le ronger. En 2003, Clairet a obtenu un financement pour suivre, au Centre Iris à Paris, une formation
complète aux différents aspects de la photographie. Une fois celle-ci achevée, il ne regarde plus en arrière et décide de se lancer dans la carrière de photographe auteur dont il rêvait.
Sa série sur la féminité met en scène aussi bien des amies que des clientes qui désiraient avoir de jolis clichés d’elles-mêmes. Ces photos sont réalisées chez lui, dans son cadre intime sans assistant. Ce travail constitue en partie un hommage à sa mère. Les yeux sombres noircis au khôl et les lèvres écarlates sont un clin d’œil au look glamour des années soixante-dix. Avec des titres comme Marlene Désire, Bolly Vamp, Manga Glam et Pluie fauve, ses portraits sont également inspirés par le cinéma, l’art et la mode. Clairet explique que certaines couleurs franches se réfèrent au fauvisme et à l’expressionnisme qu’il adore. Mais ses portraits, dont certains ont même été pris dans sa salle de bains, montrent une diversité de styles impressionnante, dont, par exemple, celui d’une très belle brune, intitulé


New York Animal
L’absence Les tentations
« Sous les gouttes », le modèle est parfaitement maquillé avec des gouttes d’eau qui tombent de ses longs cheveux ondulés.
Pourtant, ses images les plus fortes sont sans visage : des nus flous, des corps comme écran à des projections de diapos qui habillent partiellement le corps nu. « Je n’aime pas le nu pour le nu », dit Clairet. « J’aime le nu quand il est habillé par la lumière d’une façon qui ressemble plus à la peinture. Je pense que Bonnard a une approche picturale de la femme qui est extraordinaire. J’adore aussi l’esprit de la féminité qui est présent dans les tableaux de Klimt. »
Sur l’œuvre intitulée « Paris sur elle », une photo surexposée de nuit de la tour Eiffel est projetée directement sur le dos du modèle. Elle est corsetée de lumière et les ombres, orange et rouges scintillent comme de la broderie. D’autres images montrent des feuilles dorées, la lumière tachetée des branches qui brillent sur son dos. Comme la dentelle dans la lingerie, cette impression du quasi-nu, pique l’aspect érotique.
Pour les clichés de feuilles tombantes et le lierre grimpant, Clairet s’est baladé au bord de la Marne près de chez lui. « J’ai voulu évoquer la sensibilité de la femme à travers les saisons. J’ai voulu donner aussi une ambiance cinématographique. »
La féminité et les nus ne constituent qu’une partie de son travail. Sa série, Les Pensées de Bouddha, a été composée à partir d’une photo qu’il a faite de la statue de style khmer représentant Jayavarman 7 exposée au Musée Guimet, le musée national des arts asiatiques à Paris. Une fois superposée avec celles des arbres, canards, New York et d’autres scènes diverses, la dualité de « l’est rencontre l’ouest » se confronte ; les images hybrides symbolisent les origines culturelles mélangées de Clairet.
Cependant, son but principal a été de transmettre les philosophies et l’enseignement de Bouddha. Par exemple, sur une des photos, des taches avec des traits rouges sur le visage de Bouddha font allusion à la maladie tandis que la peinture bleue qui s’écaille d’un morceau de bois interprète l’ignorance. Après avoir été cité sur le site Internet du Musée Guimet, Les Pensées du Bouddha a été exposé dans plusieurs galeries et restaurants parisiens.
toujours désireux d’aller de l’avant, Clairet a entamé un sujet intitulé « Sexe » : « Le message de cette nouvelle série est la démystification du sexe par rapport aux attitudes moralisatrices de certaines religions et sociétés. Je travaille sur tout ce qui touche à la pratique du sexe sans montrer l’acte en soi. » Pour illustrer ses propos, Clairet me tend une diapo qui montre une substance qui a l’aspect du sperme (en réalité un blanc d’œuf mélangé avec du lait) qui coule en filet d’un objet qui ressemble à un pénis (un gode), le tout recueilli dans une flûte de champagne. Ses idées sont basées sur la représentation mentale.
A l’issue de cette série, il a l’intention de photographier les paysages dans sa banlieue…
Clairet tente d’être audacieux avec une vision aussi large que possible, il désire créer des esthétiques multiples au lieu de se contenter d’un style et d’un vocabulaire facilement identifiables. Ainsi qu’il le dit lui-même : « la photographie offre tant de possibilités artistiques. » Il a l’intention d’explorer toute l’immensité de l’univers photographique.
tEXtES PAR ANNA SANSoM PoUR EYEMAZING (www.eyemazing.com) traduit en français par Leanne Lee



l’Association Marie Berry



















Le don d’organes pour redonner vie
Créée il y a juste un an, en mars 2009, l’association Don de Soi, Don de Vie s’engage dans la course au don d’organes, de moelle osseuse, de sang et de plaquettes.
« Notre but n’est pas de convaincre les donneurs potentiels mais de transmettre à chacun tous les éléments d’information nécessaires à une réflexion
Photo DR
personnelle et sereine sur toutes les formes de dons », précise la Présidente Marie Berry. Pour ce faire, l’association organise des manifestations culturelles de manière à récolter des fonds qu’elle reverse à d’autres associations engagées dans la cause du don de soi. Dans un premier temps, trois associations ont été choisies : AIRG -France, trans -Forme et France Moelle Espoir
Après une campagne de sensibilisation et d’affichage « aidez-nous à prolonger vos vies, parlez du don d’organes » organisée dans toute la France en avril 2009, une exposition collective d’une centaine d’artistes, photographes, peintres, sculpteurs, qui ont accepté de donner leurs œuvres, s’est tenue en septembre, à la Mairie de Paris, sous le haut Patronage du Président de la République, Nicolas Sarkozy.
Découvrir et comprendre le Don de Soi
Derrière la qualité des œuvres, le public était invité à découvrir et à comprendre le don de soi, en rencontrant les trois associations présentes au sein de l’exposition. La culture est un moyen extraordinaire pour toucher et sensibiliser. « Le public est notre meilleure arme, affirme Brigitte Lantz, secrétaire générale, nous nous battons pour développer les greffes à partir de donneurs vivants. » Souvent, le milieu médical fait peur, alors que l’art sous toutes ses formes est fédérateur

pour tous. Après l’expo, qui a accueilli sept
mille visiteurs sur dix jours, une soirée de gala caritative a été organisée en novembre à l’hôtel de Ville de Paris ainsi qu’une vente aux enchères, ce qui a permis à l’association de remettre, le 24 février 2010, un chèque de douze mille euros à chacune des associations. Les quelques œuvres qui restent seront offertes aux hôpitaux, pour rendre hommage à tous les donneurs.

L’association est la seule à proposer ce concept novateur
Marie Berry précise que l’accueil du public pour ce style de manifestations est très favorable, d’abord car les gens sont réceptifs à ces grandes causes, et ensuite parce que l’association Don de Soi, Don de Vie est la seule à proposer ce concept novateur, le soutien de causes graves par le biais de l’art. Le label Grande cause nationale 2009 lui a d’ailleurs été attribué, puisqu’elle agit en faveur du « don de soi ».
En 2010, l’association veut continuer sur sa lancée, en organisant d’autres manifestations, entre autres un concert sur lequel elle travaille actuellement.
très prochainement, des cartes d’adhérent vont être mises en place sur le site de l’association. Chacun pourra alors, en son âme et conscience, la soutenir comme il le désire.

Bruno Lépine



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Miguel Chevalier

Concernant sa fiche signalétique, il est né en 1959 à Mexico et vit à Paris depuis 1985. D’un point de vue artistique, les nouvelles technologies sont ses principaux matériaux avec lesquels il matérialise à foison des univers poétiques. Des mondes architecturés et mystérieux dont les structures tendent vers l’infini. Il est même considéré à juste titre comme l’un des pionniers de l’art numérique en France. Ses villes fantasmées en 3D ont inondé les façades d’immeubles, les murs de galeries et de musées. on connaît de lui ses jardins virtuels, ses fleurs virtuelles interactives Fractal Flowers répondant à la gestuelle du visiteur. Ce dernier devient à son insu jardinier, auteur d’une jungle imaginaire. Parfois, il se transforme en pinceau, couchant la couleur au gré de ses mouvements. Parfois, il s’agit d’un livre numérique tiré d’un herbier du 16ème siècle et de réflexions sur un futur proche, une de ses dernières créations au Musée de la Chasse et de la Nature où à chaque page tournée germait et apparaissait une plante de son invention. En réalité, Miguel Chevalier donne vie à de nouveaux paysages artificiels sans lendemain. Quoique !…


Carnet de voyage
Philippe Bichon
www.globecroqueur.com
Les carnets sont visibles dans leur forme originale sur www.globecroqueur.com
Philippe Bichon est né en 1967 à Pau. Lorsqu’il ne travaille pas comme collaborateur d’architecte dans un atelier palois spécialisé dans le Patrimoine, il part découvrir le monde un crayon à la main.
depuis son premier voyage seul en 1993, il part avec des petits cahiers de dessin qu’il fait relier le dernier jour sur place avec une couverture locale. au fur et à mesure de ses errances solitaires, le journal de route se remplit de ses croquis et aquarelles, réalisés sur le vif, comme le récit, et non retouchés par la suite.
Celui-ci devient une œuvre co
ective puisque les personnes rencontrées laissent un témoignage écrit dans leur langue, et y dessinent même parfois. Plus qu’un journal, le carnet devient ainsi un lien, un moyen d’échange avec les gens croisés sur la route.
L’Iran du bout de mon pinceau…
Au-delà des clichés et idées reçues.
Un calendrier réalisé pour sa famille et ses amis sera le déclic.
encouragé par les uns et les autres, il publie désormais
ses carnets et participe à plusieurs expositions, festivals et
salons.
La démarche originale plaît ; une petite collection de carnets
atypiques prend forme.
dans une édition très fidèle au carnet original, Philippe
partage son périple «brut de voyage». La spontanéité
de ses croquis, aquarelles, récits et témoignages écrits en
différents alphabets de la main des personnes rencontrées,
nous transporte aussitôt sur les pas du globecroqueur.
Sont déjà parus chez Bleueditions :
« egypte & Petra », « Inde : rajasthan », « Inde : Madhya Pradesh & Benares » & « Iran » a paraître : Birmanie – Ladakh – yémen - Mali Il publie également chaque année des calendriers « voyages du
bout de mon crayon » (l’Iran en 2010).
Carnet « brut de voyage » d’un globecroqueur. Quand le crayon se fait rencontre…
on entend tous les jours parler de l’Iran, mais que
connait-on vraiment de ce pays ? Les Iraniens sont les premiers à souffrir de cette mauvaise image véhiculée par nos médias ; aussi, ils m’ont un peu donné le « rôle de messager » pour que l’on arrête de résumer leur pays à son président et à l’actualité sulfureuse. a travers mon carnet de route « brut de voyage », sans occulter les difficultés auxquelles le peuple doit faire face, j’ai plaisir à partager mon expérience pour faire découvrir ce pays, sa culture, sa langue, ses habitants, sa cuisine, sa musique…
Ce carnet a été réalisé lors d’un voyage de
5 semaines en solitaire au cours de l’été 2008. J’ai été attiré par l’Iran à la suite de rencontres avec des voyageurs où revenaient sans cesse les mots « cultivés, raffinés, hospitaliers » pour qualifier les Iraniens. J’ai donc eu envie de dépasser clichés et idées reçues pour découvrir ce pays, sac au dos et sans contacts préalables.
Loger chez l’habitant lors de mes voyages n’est pas une règle, car pour moi l’hospitalité ne se demande pas. Si on me l’offre, j’en suis heureux, mais en aucun cas je ne souhaite m’imposer. Mais difficile de trouver plus hospitalier que les Iraniens. Fiers de me faire partager leur culture persane, ils m’ont bien souvent accueilli et je suis que très peu allé à l’hôtel.
au delà des gouvernements en place, mes voyages ont toujours été la recherche de rencontre humaine et de partage culturel. Si mon humble témoignage peut adoucir les inégalités de ce monde et ouvrir les esprits, alors j’en serais heureux.
n’y voyez pas là le travail d’un journaliste, d’un précis ethnologique ou encore d’un guide de voyage. Mon carnet n’est rien d’autre qu’un journal de route spontané.
Carnet de voyage
Jour après jour, les pages se remplissent d’impressions, d’anecdotes, de croquis et d’aquarelles sur le vif, mais y figurent aussi les témoignages des personnes rencontrées écrits de leur main, en persan. Peu de gens savent d’ailleurs que le persan est une langue indo-européenne écrite avec l’alphabet arabe !
J’aime garder une trace de ces rencontres plus ou moins éphémères... Les traductions de ces messages sont reportées à la fin du carnet et pour ce carnet d’Iran ils y prennent tout leur sens !
J’écris parfois sur l’instant même, en attendant les transports, au restaurant, ou le plus souvent avant de me coucher, où il est bon de se remettre en mémoire le contenu de ces riches journées...
a la différence d’une photo qui se prend dans la minute, le croquis, lui, demande du temps. Il faut choisir son sujet et repérer l’endroit idéal pour se poser, si possible confortable mais surtout ombragé. L’avantage, c’est qu’en une demi-heure, une heure ou plus, il s’en passe des choses : des curieux viennent observer la progression du dessin, ici on m’offre le thé, là on m’ouvre la porte... La discussion s’engage et la rencontre naît. Un échange se crée, mettant peu à peu de côté l’étiquette restrictive de touriste.
Il ne fallait pas oublier pour ce voyage parmi les godets d’aquarelle, les bleus turquoise, outremer et cobalt... et la tâche fut complexe de tenter de retranscrire la beauté des couleurs persanes.
de par mon métier, j’ai principalement dessiné les splendeurs de l’architecture, mais la vie quotidienne se retrouve dans l’écriture.
Le carnet publié, comme les précédents, est sensiblement identique à l’original, par son format et son contenu.
Les dessins ont été faits sur place, couleur comprise. Pour un confort de lecture, nous avons retapé le texte avec une police manuscrite ressemblant fortement à mon écriture. Il pouvait être tentant d’arranger le récit ou d’en rajouter, mais nous nous sommes contentés de corriger les fautes en conservant l’intégralité du texte original. C’est du brut de voyage, et il fallait que ça le reste !
L’Iran recèle bien des surprises et je vous souhaite autant de plaisir à le découvrir que j’en ai eu à le remplir tout au long de mon périple.
Mon expérience démontre qu’il n’est pas nécessaire de partir plusieurs mois pour faire un grand voyage, le tout est d’accepter de ne pas en voir le maximum mais de prendre le temps. et j’ai de la chance, car le dessin impose le temps. Le temps, dans tous ces pays du Sud, c’est la clef. Pour s’ouvrir aux rencontres, vivre les choses plutôt que de les voir...
Les lecteurs apprécient l’authenticité et la spontanéité de mon récit et des illustrations. L’ensemble étant réalisé sans brouillon et « sans filet » puisque je n’arrache jamais de pages ! Si je fais une erreur, je compose avec. Mon plus grand bonheur, c’est d’avoir donné envie aux lecteurs de partir, de voyager peut-être plus intelligemment, et pour certains, équipés de crayons et pinceaux !
Je vous invite à flâner sur mon site pour découvrir un peu mieux mes carnets, mais aussi quelques photos et un peu de musique (j’aime ramener des instruments de mes voyages et je joue un peu de oud (luth arabe)…
Safar Khosh
(bon voyage en persan)
Carnet de voyage

extrait du Livre Carnet de route « Iran »
Jeudi 3 juillet Finalement, j’ai bien dormi malgré la minceur de la moquette… Hossein est allé acheter de l’ash-e sabzi et un immense pain pour le petit déjeuner. nous partons ensuite chez Bahman qui habite toujours la maison familiale située dans un vieux quartier. Sa fille Pari se propose de m’accompagner au bazar tout près. nous visitons la superbe mosquée vakil (la mosquée du régent), la première de mon voyage, avec ses faïences multicolores sur une dominante de bleu et de turquoise, un véritable éblouissement ! au fond de la vaste cour, protégée par un splendide iwan, nous découvrons la salle de prière et ses quarante-huit colonnes torsadées. J’aime plus particulièrement le mélange de pierre brute et de faïences. Le minbar est impressionnant car il est taillé dans un immense monolithe de marbre. Pour entrer dans la mosquée, Pari doit revêtir un tchador qu’on lui prête à l’entrée. C’est la première fois qu’elle pénètre à l’intérieur alors qu’elle vit tout près ! Le hammam, tout proche, est également attachant avec, dans sa première salle, un musée de tapis anciens. La lumière du jour y entre astucieusement par de petits orifices percés dans la coupole, comme le plus souvent. Pari m’apprend que les Shirazi n’utilisent pas le hammam, ce qui est bien dommage, mais je suis sûr qu’ils le font ailleurs... Puis c’est la visite du bazar, un des plus pittoresques du pays : magnifique, avec son toit constitué de dizaines de coupoles de briques jaunes, parfois sobrement décorées de faïence bleue. Les étals d’épices retiennent particulièrement mon attention. Ils n’ont rien à envier à ceux
d’Inde ou d’egypte, et je ne me lasse pas d’admirer tous ces tas colorés et odorants ! nous atteignons le Serai Mushir, un ancien caravansérail situé
au cœur même du souk. Une belle cour rectangulaire avec au centre un bassin d’une eau bien verte, encadré d’orangers. nous grimpons à l’étage où une coursive dessert d’autres boutiques. C’est là que nous surprenons trois étudiants en architecture, en pleine séance de croquis ! Ils ne parlent pas anglais et la présence de Pari m’est précieuse pour cette rencontre vraiment géniale. Je m’installe parmi eux pour croquer à mon tour. Ils n’arrêtent pas de plaisanter ; la jeune étudiante est vraiment très souriante. Ce que j’apprécie en Iran (malgré les foulards et les tchadors), c’est la mixité qui fait défaut dans beaucoup de pays musulmans.
a commander sur le site auprès de l’auteur, dédicace et port offert - www.globecroqueur.com


On a aimé...
COUP DE CœUr
23,66 euros
6,10 euros
13,30 euros
éCLATS de Lynn S.K.
I. Fragment détaché soudainement d’un corps dur ou projeté par un corps qui se brise
II. Lueur vive.
III. Bruit ou son vif et soudain.
IV. Splendeur. Hors règles, hors formes, hors genres, Lynn S.K. se place du côté de cette citation souvent reprise : nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, mais telles que nous sommes. Son urgence photographique se devine dans une démarche absolument personnelle : elle privilégie l’atmosphère au concept, la lumière solaire à celle des studios, l’imperfection esthétisée à la netteté ultraflashée. Surnommée fée-tographe pour sa manière de transformer une flaque d’eau en soleil liquide ou un cône de signalisation en soupirant mélancolique, elle cultive sa vision de la féminité, entre onirisme trash et poésie décalée. A travers des êtres lunaires et des photons/fantômes, Lynn S.K. recherche la beauté — et elle l’aime fragile et imparfaite.
http://www.lynnsk.com - http://www.editions-ragage.com/
Nous sommes du sel de l’autre
d’éric Dubois aux éditions Encres Vives Parution de « Nous sommes du sel de
l’autre » aux éditions Encres Vives dans la collection Encres Blanches (n°406). Eric Dubois - Textes et dessins de l’auteur.
(Pour se procurer cet ouvrage : envoyer un chèque de 6.10 € (franco de port) à Michel Cosem, Encres Vives, 2 allée des allobroges 31770 Colomiers, à l’ordre d’Encres Vives).
Une (irrésistible) Envie D’Aimer de Meg Cabot aux éditions Albin Michel Jeunesse
Adieu paillettes, robes ultra-moulantes et talons aiguilles ! Heather wells, exlolita de la pop reconvertie en directrice adjointe de l’université de New York, est toujours aussi à l’aise dans ses baskets.
Et plus que jamais folle amoureuse du beau, du sublime, du magnifique Cooper, détective et colocataire. Cooper,
« Ah l’amour que l’on cherche qui s’ouvre comme une porte Dont on aime l’idée ce besoin de l’autre Quand on est fatigué de soi découvrir nous fait avancer Les pas dans les pas de l’autre On attend des mots on veut se protéger Jeu de clefs dans la boîte à gants Le désert d’être seul. »
Extrait de
« Nous sommes du
sel de l’autre »
justement, est furieux qu’Heather mène seule l’enquête sur le meurtre de Lindsay Combs, la pom-pom girl sauvagement assassinée dans la résidence. Mais, fidèle à elle-même, Heather n’en fait qu’à sa guise. Imprudente et sexy, amoureuse et tête à claques, elle risque cette fois d’y laisser un peu plus que son ancienne garde-robe...
Une nouvelle héroïne drôle et sexy, créée par Meg Cabot.


Littérature - romans
Traduire un silence 








de l
’auteur Iris aux éditions Franco-Berberes
Se traduire, se pervertir ! Toute l’allégorie des images fantasmées est liée d’une manière implicite à ce que nous endurons. La complexité de la philosophie des mots, la complicité du « Moi » puant, la morale positive concurrençant celle subversive ne sont que carapace dans laquelle se réfugie l’âme candide, d’où notre résistance passive accentuant notre pusillanimité intuitive. C’est cela naître innocent, vivre en victime et… attendre de mourir insolent !


aux éditions Pocket Jeunesse
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey redbird, une adolescente presque comme les autres... Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant
Luc et Clémence, le ménage enchanté 























d’Hervé Federspiel aux éditions Le Moulin de l’Etoile Chaque jour apporte son lot de questions :
Couple, travail, famille, aménagement d’intérieur, consommation, santé, sorties ou sexualité. Dans ce roman, qui fonctionne aussi comme un guide pratique de la vie, Luc et Clémence apportent une série de réponses précises à chacun de ces sujets, comme à tant d’autres encore.
En découvrant leurs solutions, vous trouverez la vôtre !
Enfant j’étais, ma mère me répétait : « Ne pleure pas chéri, cela ne va pas durer !… » Dans son inconscient, faisait-elle allusion au déclin, à la mort et… à la vie éphémère ?
Les jours passaient et rien ne filtrait des promesses espérées. Je vivais dans cette monotonie qui m’enlisait à mesure que les années se succédaient.
Garder espoir, cela a-t-il un sens dans la vie quand on vit dans un monde à part, dans cette hibernation tacitement consentie ?
Extrait de «Traduire un silence»
s’approche d’elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : « Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t’attend à la Maison de la Nuit. » A ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée, mais elle le sait, elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.
Experts en bonheur, Luc et Clémence vous feront partager leur univers, avec la pensée qui l’anime. Vous participerez à l’aventure et prendrez sans doute beaucoup de plaisir à ce divertissement. c’est en tout cas dans la nature même du livre, car la littérature offre à tous le loisir d’être bien. Celle-ci n’a-t-elle pas en effet pour mission de satisfaire son public ? Sinon, à quoi servirait-elle ?
A commander en librairie ou chez l’éditeur Le Moulin de L’Etoile 37, le Gros Chêne - 41160 BUSLOUP info@lemoulindeletoile.com






« Dali était un exhibitionniste culturel, purement
Editions l’Archipel - Prix 19,95 €
et simplement. Et cupide ! »





Extrait de « Mouette muette » qui paraîtra au mois de mai chez l’éditeur Michel Cosem, Encres Blanches.

Contact : veronique_lloret@yahoo.fr
Photo : La Rochelle Photo
Véronique Lloret
De mon enfance au Maroc, je garde le goût irréfréné de l’immensité, de l’Océan et de la liberté. De ces moments de rêve et de contemplation, est née une poésie de la nature, des choses, des sens. Elle suit le vol de la mouette, elle se fige à l’immobilité de l’arbre, elle tournoie dans les eaux du Lac...
En réalité, elle essaie d’atteindre un cœur originel, à travers une écriture courte, syncopée mais aussi ample comme le mouvement lyrique. Elle se situe toujours entre.
Entre l’élan et le statique, la polyphonie et le silence, le désespoir et l’hymne à la vie, elle raconte une histoire, celle du passage de l’existence dans un souffle qui tente jusqu’au bout de retrouver l’harmonie première.
MOUETTE MUETTE 












Le soleil était rouge Juste se laisser faire
Ce soir-là Se laisser porter
Tout marchait Par la mouette dans la douceur
De haut vol D’une soirée d’été
Il semblait Tout s’extasiait
Qu’elle fuse Au bonheur
A ma hauteur Du coucher sans fin
Car la profondeur même Hommes femmes enfants
De son vol Il faisait bon les entendre
Abolissait la frontière Dire que c’était beau
Qui me séparait d’elle C’est rouge, c’est rouge
J’étais dans les nuages Quelquefois on croit
n’avoir rien perdu Et je suivais avec elle
De ses élans d’avant Son doux mouvement
Le ciel était rouge ce soir Suspendu
Avant que le soleil ne tombe J’allais atteindre l’autre rive
Des mouettes volaient Je la suivais
Dans la trouée de clarté De mes yeux d’Or
Des mâts piquaient Sans animosité
Aux nuages Sans altercation aucune
Quel beau moment en perspective ! Je l’accompagnais
Sans équivoque J’étais Mouette muette
Sans altruisme L’espace d’un instant

Artiste
Agenda culturel
de la ville page 89. PArIS
THIBAUT
SOULCIé http://tibosoulcie.net/
Né en 1983 dans la bonne humeur, Thibaut Soulcié a fait des études de graphisme et d’illustration. Très attiré par les strips et le dessin de presse, il collabore à la newsletter de Télérama, CQFD, Siné Hebdo, à Bakchich, Fakir, 60 millions de Consommateurs, Zoo et au magazine Psikopat. Thibaut Soulcié dessine le monde qui l’entoure et ses dérives, sous couvert d’humour… noir.
Banque de putes
Monsieur Plichon habite un petit pavillon, il a de petites économies. Monsieur Plichon décide d’ouvrir un compte épargne dans son agence bancaire. Il y dépose un chèque de 100 euros et ne suscite que le dédain de son conseiller. Mais Monsieur Plichon gagne 150 millions à l’Europognon. De méprisé, il devient favorisé, il a désormais droit aux produits financiers avantageux et à une visite approfondie de l’établissement et de tous les rouages de la banque. Monsieur Plichon va côtoyer le monde merveilleux des winners de la finance... BD actuellement en librairie aux Editions 12bis
Editions 12bis - 12bis av des Gobelins - 75005 Paris
Littérature - Bande déssinée

Nolween Eawy… quel étrange personnage. écrire pour elle n’est pas une passion mais un besoin quasi vital.
Elle est une auteure du genre fantastique qui s’inspire depuis de longues années de l’obscurité terrifiante mais aussi de ses propres démons et phobies. Au gré des lignes, sa plume tente de percer les ténèbres mystérieuses créées par la violence vivace, telle une entité perverse, au sein de chaque individu. Passez le seuil de l’univers Eawyien pétri de frissons aux saveurs de l’enfance et peut-être que vos propres cauchemars ou autres phobies s’évaporeront au contact des siens...
Après avoir fait connaître sa plume sur les forums littéraires, elle se lance dans l’aventure de la publication de ses histoires horrifiques. Un univers proche du thriller avec une pointe de fantastique. Son premier recueil, paru en février 2008, « Les enfants de l’ombre », a reçu un très bon accueil. Entre terreur enfantine et espoir d’une mère, ses histoires prennent naissance lors de nuits cauchemardesques. La violence qui se cache dans l’innocence de nos chérubins n’a pas laissé ses lecteurs insensibles. Le soutien des critiques littéraires la motive à écrire son second recueil « La petite boutique des horreurs » paru en janvier 2009. Elle donne vie à un tueur en série qui croise un ange déchu. Des objets anodins sèment la mort autour d’eux. Un sinistre destin qui conduira à la fin du monde. Puis vient un mini-recueil en décembre 2009 « Le Père Noël est mort » où elle donne sa vision d’un Père Noël qui ne croit plus aux petits enfants et leur fait chèrement payer cette désillusion. Ces recueils sont les prémisses d’une œuvre vaste et complexe.
« J’ai des phobies, la plupart relatives à mon enfance, elles sont totalement irrationnelles mais je les ressens comme un handicap au quotidien. L’écriture est une forme de libération. J’aime écrire sur la noirceur du monde et ses travers, avec un regard enfantin et faussement naïf. La majorité de mes personnages sont des enfants ou des adultes qui refusent de grandir. Chacun d’entre eux est une facette de ma personnalité. Ils sont aussi le reflet de ce qui ne tourne pas rond dans notre monde. Ils sont les premières victimes de nos dérives, mais aussi nos plus dangereux bourreaux. Ils ne distinguent plus le bien et le mal, car ces sont des notions qui ont perdu de leur valeur. C’est la base de mes histoires teintées de fantastique, mais surtout de la sinistre réalité qui nous entoure. C’est ce qui rend cette horreur, pas si fictive, plus dramatique. »
Son univers littéraire est une schizophrénie, une sorte de dualité entre l’écrivaine et la femme, qui rend sa plume unique. Une croisée des mondes entre les Antilles et la France pour cette enfant de la Martinique, qui vit aujourd’hui en Bretagne et peine à trouver sa place dans le monde cruel des adultes.
Outre sa plume, elle s’exprime aussi à travers la peinture. Ses personnages tourmentés prennent vie dans ses mots mais aussi dans ses couleurs acidulées. Une autre façon d’évacuer ses tourments perpétuels. Des univers artistiques qui racontent une seule histoire : la sienne.



Site officiel: http://nolween-eawy.com
J’ouvre une fenêtre sur le monde rose bonbon. L’astu vu ? Des flocons de neige par milliers. Des pop-corn géants pour les petites filles gourmandes. De la barbe à papa immaculée sous ma fenêtre.
L’entends-tu ? Une douce nuit. Une sainte nuit. Une nuit en nougatine. Le monde attend sa venue. Papa Noël arrive, j’entends les sabots de ses rênes.
Le sens-tu ? Des délices et des merveilles. Une brise
de bûche glacée. Un nuage de dinde farcie. Je trémousse, m’enroule comme un chamallow. Les heures s’immobilisent. Je trépigne, je rouspète. Des fourmis montent le long de mes jambes. Je ne peux pas attendre. Vite, vite.
-Oh, saleté de Papa Noël ! grommelais-je cachée sous mes draps de soie.
Et s’il n’avait pas reçu ma lettre en pain azyme. Ses lutins l’ont sûrement mangé. J’aurais dû l’écrire en pain d’épices avec des larmes de papillons acides. Les lutins détestent les papillons. Ils sont en guerre depuis des millénaires parce que les chenilles leurs ont volé leurs ailes.
- Zut ! Il ne viendra pas. C’est fichu !
Maman entre dans la pièce. Ma complainte a dû se perdre dans ses oreilles.
-Allons, petite princesse malicieuse. On tournicote
ses pensées ? Je me jette dans ses bras et pleure à chaudes larmes. Entre deux sanglots, je lui susurre ma crainte d’être oubliée par le Père Noël. Et s’il ne m’a pas


trouvée assez sage. Peut-être m’a-t-il vue voler les hosties de l’abbé Jean ? Par ma faute, la messe a été annulée. Les anges m’ont punie en m’obligeant à tout vomir dans le pot de fleur de maman. Elle m’a beaucoup grondée quand j’ai menti en accusant le chat. Il ne viendra pas, j’en suis certaine. Il sait que j’ai mal agi. Je n’aurais pas de cadeaux. Je n’aurais pas ma poupée aux cheveux d’anis. Mes oursons couleurs miel et chocolat.
Maman éclate de rire et me rassure avec ses mots de velours.
-Le Père Noël est un gourmand. Il suffira de l’allécher avec quelques recettes spéciales. Les bonnes odeurs dans une maison font toujours venir un bon Papa Noël. Nous ferons en sorte qu’il ne t’oublie pas.
Elle glisse un sucre d’orge sous l’oreiller pour remplir mes rêves de douceur. Un dernier baiser dans mes boucles d’orange et
demain sera un jour praliné.
-Comme elle est adorable. Je croquerais ses
amandes joufflues. Tante Etty me pince les joues si fort qu’elle pourrait m’en faire couler de la gélatine. Elle me croque, me lèche dans tous les recoins. Je me débats avec grâce pour m’extirper de ses bras fripés. Cette journée me semble déjà sans fin. Un repas familial aussi long qu’un rouleau de réglisse s’annonce. Des tatas par milliers, des cousins et cousines à n’en plus compter. J’ai le tourbillon dans le bidon

qui s’annonce. Je voudrais qu’ils aillent rôtir dans le brasier des démons carotte et épinard. Je les trancherais en fines lamelles, les assaisonnerais et les ferais revenir à la sauce aigre-douce.
Cousin Edgar m’arrache une pelure d’orange en guise de bonjour. J’hurle aux quatre vents. Il a toujours envié mes boucles d’oranger. Il s’enfuit au fond de la pièce pour éviter mon courroux.
-Petit diable ! Je te roulerai en saucisson et t’enverrai
aux chiens. Maman me balance deux gifles en bois dur. Une pour chaque joue. Une petite fille bien élevée ne parle pas ainsi. Mes joues d’amande virent à la tomate trop mûre. Elle me sermonne et me rappelle les règles de bienséance. Je m’invente une moue honteuse de maïs blette. Je lui chantonne quelques mélopées d’enfant bouleversé par sa faute. Je n’en pense pas un mot. Le mensonge est un miel sur mes lèvres. Doux, sucré et acide à la fois. Elle m’oblige à embrasser cousin Edgard sur la joue pour expier mon langage fruité et retourne à ses convives. Je lui attrape les melons discrètement et lui promet toute la misère du monde, s’il vient à s’en plaindre. Je les presse jusqu’à ce qu’un jus couleur vanille s’en écoule. Il s’enfuit en larmes et honteux. Je retiens avec peine un petit rire cannelle et canaille.
Quelques heures encore à écouter leurs chants et louanges de Noël. Qu’ils s’étranglent avec leurs noyaux de pruneau et leur pastis. Qu’ils vomissent leurs méchancetés dans les latrines des enfers.
réunis à table, ils rient, s’embrassent et s’entremêlent. Un monde d’illusions et de mensonges au goût de pomme d’amour gangrenée par les vers. Leurs bavardages au coulis de fraises ne sont que sauce béchamel et fromage puant. Ils se méprisent sans se l’avouer. La rancœur les ronge. Ils s’étouffent dans une façade de bonbons acidulés. Il faut s’aimer, c’est Noël.
Maman garde un sourire dragée. Elle veut voir les entrailles de Tante Etty à la place de la dinde de Noël fourrée au miel. Cette femme à la peau meringue réussit tout ce que maman rate dans vie. Elle est son démon de minuit, son miroir aux alouettes.
Papa sait que tonton Charlie fait miauler maman comme un chat qui lape son lait chaud. Ils font des choses sales quand papa a le dos tourné. Il doit avoir des yeux dans le dos, car il n’est pas dupe. Ils se dévisagent en espérant que l’autre soit le premier à passer sous les rails d’un train de chocolat amer.
Cousine Camille pleure. Elle n’aime pas sa robe en pâte d’amande. Ses caprices et espiègleries ont raison de la patience de sa mère. Tante Agathe se met à hurler en crachant à tout-va des morceaux de gâteaux à la cerise.
Mamie Maguy s’étouffe avec une miche de pain. Papi Corneille rit, si elle peut crever une bonne fois pour toutes. Personne ne se lève pour lui venir en aide. Les pièces sonnantes et trébuchantes de l’héritage ont raison de leurs âmes de sauveurs. Elle s’agite comme une chenille prise au piège. Eructe, vomit ses boyaux sur la table sous les rires des convives. Papi lève sa coupe de champagne vers le ciel.
-Tu vas crever, pauvre carne
décharnée ! La magie de Noël a dû l’entendre. Elle ne s’agite plus et devient livide comme un gâteau à la vanille pas assez cuit. Les convives applaudissent à tout rompre. Noël vient de leur offrir le plus beau des présents. Des bisous à la menthe se font entendre. Tout le monde s’embrasse et se câline. Certains regards se tournent vers papi Corneille. A quand ta mort ? Ce soir avec un peu d’espoir salé.
La dinde est tranchée et dévoile sa farce appétissante. Des doigts gourmands plongent dans ses entrailles. Elle glougloute et pleurniche. Cousine May lui arrache une cuisse, cousin Jean un bout de gras. Son cri déchire la nuit, pauvre dinde. Ce sera son unique souvenir de Noël. Je reste sur ma chaise, l’estomac fermé à clé. J’attends la visite de papa Noël. Je scrute le sapin orné de bâtons en sucre et vanille. De guirlandes en papillote et d’une étoile en chocolat.
Le pied de celui-ci reste vide. Pas l’ombre du plus petit cadeau. Pas le moindre présent dans les chaussettes


des enfants.
Je plante ma fourchette de rage dans l’œil de
cousine Sophie. Du jus de framboise s’écoule de
son œil meurtri. Elle hurle de douleur. Tatie Odile
lui tranche la gorge d’un geste pour la faire taire.
Elle s’effondre sur le carrelage immaculé. Après
quelques gargouillis elle s’immobilise définitivement.
Un tonnerre d’applaudissement à table et quelques
hourras.
-Qui veut des macarons glacés ? dit maman fière de régaler les ventres affamés.
Toutes les mains se lèvent. Ils se jettent sur les macarons trop chauds et se brûlent les papilles. Quelques-uns gesticulent, toussent et se mettent à cracher du sang. Cette farceuse de maman y a dissimulé quelques épingles à nourrice et des lames de rasoir. Tonton Charlie semble avoir trouvé la fève. Un petit Jésus en porcelaine s’est mis en travers de sa gorge. Papa éclate de rire. Maman continue de sourire béatement.
-Bien fait !! Que les anges t’emportent vers la porte des enfers.
Oncle Charlie se tient la gorge et tente de trouver de l’air. Tante Agathe lui tapote le dos sans succès. Il devient bleu, comme
ces affreuses pastilles pour la gorge au goût amer. Il s’écroule sur la table dans l’indifférence collective. Tantine repousse son cadavre afin de récupérer sa chaise.
-Qui veut une bûche au caramel ? Dépêchez-vous de tout manger. Le Père Noël ne devrait plus tarder. Il aime les enfants aux ventres rebondis et aux joues pleines, dit maman de sa voix fluette.
Les convives se jettent sur cette nouvelle gourmandise et se goinfrent à s’en retourner le cœur. A peine ai-je tendu mon bras pour en prendre une part, que papa me tape violemment le dos de la main. Je retiens un cri de colère. J’en veux juste une toute petite bouchée. Je gonfle mes joues en signe de protestation. Papa éclate de rire et attend que ma colère s’évapore en flocons de sureau.
Un bruit violent fait sursauter les invités. Maman me serre contre elle et ricane doucement.
- Il arrive ! Il est là. Il ne m’a pas oubliée ! Hurlai-je Je pose mille bisous en feuilles d’or sur les joues de maman. Je pleure de joie et me précipite dans le salon. La cheminée tremblote, quelques poussières
de suie s’envolent dans les airs. Une voix grave retentit dans les murs.
-Oh ! Oh ! Quelle odeur alléchante. Mes papilles
en frémissent d’avance.
Maman et papa se lèvent pour sceller portes
et fenêtres. Les invités sont figés sur leurs chaises.
Quelques souvenirs de leur festin au coin de leurs
lèvres.
Il se tient devant moi et doit baisser la tête pour me voir. Il est grand comme un chêne et fait trembler les meubles de gélatine à chacun de ses pas. Je pose ma main dans sa paume. Il me regarde, attendri.
- As-tu été une petite fille bien sage ?
-Oh oui Papa Noël !!! Je t’ai préparé un repas de Noël comme tu les aimes.
-Je sens l’odeur des petits enfants en chocolat et farcis aux pralinés depuis la grande rue. Avais-tu peur que je t’oublie ?
-J’avais peur que ma lettre soit mangée par vos
lutins. Il éclate d’un rire tonitruant et caresse mes boucles d’oranger. J’entends les cris des invités qui comprennent la supercherie trop tardivement. Papa Noël glisse oncle Charlie et mamie Maguy dans sa hotte. Il renifle les ventres sucrés et farcis des membres de la famille. Un grand festin s’annonce pour lui. Il tapote le petit bidon de cousine May. Elle sera mangée la première. Un amuse-gueule au goût cannelle.
Je déballe goulûment mes cadeaux sous le regard de papa et maman. La poupée aux cheveux d’anis et les oursons couleurs miel et chocolat ont trouvé leurs petites filles sages. Maman a raison. Le Père Noël n’oublie jamais les petites filles qui lui offrent un bon festin de Noël.

Société...
« De il à il », l’histoire :
Afin de faire évoluer les mentalités et de soutenir l’association « Le refuge », des artistes généreux ont créé la chanson : « De il à il ». Au travers d’un texte écrit par Ganaël, entre poésie et cri du cœur, les vers prônent le droit à la différence en toute indifférence. L’essentiel est d’aimer pour être heureux, peu importe le sexe de la personne.
Le début :
Deux garçons qui s’aiment d’amour tendre. Il n’y a là rien à comprendre L’amour est un Magicien d’Oz Et il se pose où il se pose
Pour la musique, on retrouve la chanteuse Ganaël, aidée d’Arnaud rosenbalt (que l’on connaît aussi pour « Histoire Naturelle » interprétée par Nolwenn Leroy), à la guitare Maouchi Fodil (qui a longtemps collaboré avec Etienne Daho).
Cette chanson est interprétée par Ganaël hétéro, et Frédéric Ange, jeune chanteur gay qui avait sorti un single Intersex et fait parler de lui tant son univers ressemblait à celui de Mylène Farmer. Leurs voix s’accordent à merveille sur « De il à il ».
La chanson en écoute sur youtube : http://www.youtube.com watch?v=2wuBlZdSbs0
Ganaël raconte… Pour être sincère, j’ai toujours eu besoin de faire des chansons. Pendant longtemps, je n’ai eu que des mots et des sons comme seuls amis. Ado, j’étais si seule, si mal, que je partais à vélo, dans la campagne, et là, je chantais, pour le vent qui était le seul à comprendre ma détresse.
Photo Dr
Une chanson contre l’homophobie
Deux ans plus tard, le hasard… m’a fait roder dans
les couloirs de TF1… et une première rencontre… Un certain Wolfson qui m’avait présenté un autre certain Jacques Dutronc. résultat : des disques, avec musiques de Dutronc sur mes textes et, des petits succès faciles de chanteuse, à une époque où tu devenais star d’un été.
Ensuite, encore et encore des rencontres. Jacques Bedos, le directeur artistique de Moustaki, entre autres, qui m’avait présenté Maxime Leforestier. Là, souvenir ému de ce barbu tendresse, avec lequel j’avais fait pas mal de chansons. Sur ce, encore des disques, avec des arrangements de Jean Musy. Cette époque ? Cool, plus encore, babacool !
Des petits moments de haut, suivis de… bas. Ensuite, une série d’albums, toujours comme chanteuse et auteur. Le premier avec des musiques de Jean Pierre Castelain. D’autres, sous la direction de Claude Dejaques, avec la collaboration de Christian Loigereau. Puis, changement de programme : marre de chanter. Envie d’écrire pour les autres. résultat : j’ai écrit pour beaucoup de gens… plus d’une centaine ! (Nicole Croisille, Fabienne Thibaut, les Mini Stars, Line renaud, Jean-Pierre Savelli, etc.). Pour m’amuser, j’ai écrit aussi de nombreux génériques télé qui animent encore aujourd’hui certaines soirées nostalgiques des années 80 (V’la Cubitus. TY et Uan, les Bublies etc.). Et puis… ras le bol. Envie de retrouver une vie de vraie Femme. Un arrêt famille, mari, bébé… la totale ! Aujourd’hui, j’ai une fille de 23 ans, (ma bouffée d’oxygène tendresse) et je me retrouve comme à 10 ans, avec des tas de chansons collées dans le cœur.

A nouveau envie de partager, de retrouver la
scène, la folie, ma vie d’artiste.
Mais, voilà je suis un peu paumée dans la nouvelle
forêt du showbiz. Tout a tellement changé.
résultat : je suis remontée sur mon vélo de solitude,
et je me suis mise à chanter, juste pour le bonheur
de chanter et de cracher ce qui me tient à cœur.
Et puis j’ai connu…Frédéric Ange, un jeune artiste
de talent. Ecorché de tendresse. Et là… miracle de
l’amitié, rencontre de deux âmes regardant dans la
même direction. Moi, une hétéro, lui, un jeune homo.
Tous les deux convaincus qu’il fallait faire quelque
chose pour lutter contre l’homophobie, et… un duo
est né sur une chanson « De il à il ».
Et si une simple petite chanson pouvait faire de
grandes choses ? »
Frédéric Ange ? 









C’est en 1998, que Frédéric Ange entre au cours de Fanny VALLON, Présidente-Fondatrice des Prix Arletty du Théâtre et du cinéma. Diplômé, il créé, entre 2000 et 2005, 2 troupes de spectacles
avec lesquelles il se produit sur bon nombre de scènes françaises.
En 2005, il décide de faire une pause et s’installe dans le Sud de la France où il approfondira durant 2 années son univers musical. En mars 2007 il entre comme animateur sur une web-radio, avec l’émission Derrière le rideau. C’est alors qu’il rencontre Emmanuel FAUrE et devient co-créateur-directeur des programmes et animateur sur PublicG.tv. Il monte alors sa propre émission : Entre 4 Z’yeux. Très vite cette dernière remporte un franc succès et Frédéric Ange y reçoit de nombreuses personnalités telles qu’Armande ALTAÏ, Mélissa MArS, Les Worlds Apart, Michal, Ysa FErrEr, Lââm, Jessica MArQUEZ, BB Brunes, Axel BAUEr et bien d’autres encore.
En Mars 2008, Il décide de franchir un nouveau cap et de produire son premier album. Un rêve de longue date prend alors forme. Il se dévoile, à travers ses textes et sa musique, dans ses plus simples atours pour nous laisser découvrir un homme de son temps : fragile et violent à la fois, sûr de lui mais emprunt de doutes, masculin et féminin, riche de qualités et défauts, utopiste et fataliste… Un univers à la texture toute personnelle qui font des chansons de Frédéric Ange le miroir de la Vie, de notre vie !
Septembre 2008, les grands clubs parisiens (Les
Bains Douches, le Mange Disque, le Banana
Café, le Cud, mais aussi la Belgique et la Suisse),
diffusaient le 1er « rEMIX » de « Frédéric Ange »
Intersex - Pump My Profile - (Frédéric Ange/Jérémy
Poligné). remixed by My Evidance !
Single vendu à près de 1 500 exemplaires (en
auto production).
Succès sur toute la ligne pour Frédéric Ange, déjà considéré par les médias comme le porte-parole du Pop-rock romantique à mi-chemin entre Dionysos et Mylène Farmer (au masculin) DJs, clubbers semblent tous avoir été envoutés par ce premier remix.
En 2009, Il décide de s’accorder une pause et enregistre « Pourvues qu’elles soient douces » le titre a déjà fait coulé beaucoup d’encre sur internet.
Le 5 juillet, il participe pour la première fois à l’EUrOVArTOVISION (parodie de l’Eurovision), il chante en anglais pour la première fois de sa carrière, et ce classe 3ème avec le titre Mysterious Woomen de l’Irlande.
Son titre INTErSEX est diffusé sur une grande radio russe, DFM radio qui lui ouvre le marché russe.
Il rencontre un jeune auteur-compositeur Nitael avec lui il écrit et craque sur une de ces chanson « Au dela » qui reprend et met en avant sur l’album.
Il prépare sont 1er album « Au dela… » qui contiendra
Titres et 3 remixes, dont est né de sa rencontre avec Xavier Seulmand Pionnier un des grands DJ parisien house téchno, qui lui offre un « Pourvu qu’elles soient douces » version remixer à l’image de ce que pense Xavier de Frédéric.
Mais pour l’heure, ils commencent à se produire un peu partout et des labels s’intéressent à eux pour la chanson « De il à il ».
Julien Raoul

Société...


Depuis deux ans et demi, le Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon ouvre ses différents ateliers à tous les publics, et entre autres, aux handicapés. « C’est une aventure passionnante », affirme la directrice Maria-Anne Privat Savigny. A partir de début avril 2010, avec le concours de la Fondation APICIL, œuvrant pour le social, un circuit pour malvoyants

Le public mal voyant peut suivre les visites,
grace à une fiche en braille
est mis en place, grâce à des fiches explicatives de l’exposition
en cours, ainsi qu’un livret de présentation générale du musée,
édités en braille. Les malvoyants peuvent désormais partager un
ressenti, d’abord au niveau intellectuel, puis en ce qui concerne le
toucher, l’ouïe et l’odorat. Des travaux vont prochainement être
engagés afin que le public en situation de handicap physique
puisse accéder seul au musée.
Visites organisées tous les dimanches, et sur demande.
Renseignements :
04 78 38 42 00 Bruno Lépine


© Eric Verrot © Eric Verrot

de l’époque, un des éléments déterminants et déclencheurs dans ma passion naissante pour l’univers de la mode. Depuis une dizaine d’années maintenant, je suis Styliste/ Modéliste, j’admire la créativité de Jean-Paul Gaultier et de Thierry Mugler, sans pour cela être influencée par leurs créations.
Nos’Arts : Quelles sont vos principales 












: Ma principale source d’inspiration est de toute évidence la Femme. Mais ma terre natale, l’Afrique, à travers son élégance, ses couleurs, ses étoffes sont des éléments moteurs pour moi dans le processus de création. La musique, les voyages, la culture en général me guident dans mon travail







ethnique, rock et féminin tout en restant élégant. La femme Nagalo est sensuelle, indépendante, mystérieuseetassumée.Elle est aussi séduisante, charmeuse. La femme Nagalo n’a plus rien à prouver, elle est juste elle-même.



défilés font entièrement partie de mon travail.



Les accessoires, que j’utilise en option, jouent un rôle important dans les shows défilés. Le reste de ma collection est du prêt-à-porter en petite série parfaitement adapté à une situation de jour ou de nuit.

avec d’autres créateurs, surtout pour les prestations défilés, comme des créateurs de bijoux et d’accessoires, des modèles pour mettre en valeur mes créations et de photographes comme Eric Verrot par exemple. Je travaille plus régulièrement avec le photographe Antonio Pédalino et plus récemment Antoine Mattenet.

collections, j’éprouve aujourd’hui le besoin de m’installer, d’avoir un réel espace de travail et de vente : un showroom pour mettre en lumière mes créations, un lieu de rencontre avec mes Clientes. Un site de vente en ligne pour conquérir de nouvelles clientes fait également partie de mes projets. Exporter mes créations dans d’autres villes comme Marseille, Toulouse, Lyon, Lille, etc. Et aussi vers Londres, Bruxelles.

© Eric Verrot © Eric Verrot © Eric Verrot

© Eric Verrot

Stylisme - Portrait




Bague «Fil du Temps» Bracelet «Constellation» en or jaune, en or 18 carats,
prix de vente : 3 950 euros
Crédit Photo : Matthieu Cellard Crédit Photo : H. Peyre
Du métal au bijou, tout un art.
« Elles ont un modèle de mes pièces, et après je fabrique sur mesure. »
Elle a intégré le très prisé Comité Bellecour 






















Laurence n’a pas beaucoup de temps pour elle, car en plus de la boutique, elle s’occupe également d’une démarche commerciale auprès des entreprises, en leur proposant des cadeaux d’affaires haut de gamme. Le thème de ses créations
est différent chaque année, ce qui lui permet de toujours se renouveler.
« J’accomplis un travail physique, indique-t-elle, je suis sans arrêt en train de marteler, emboutir le métal forgé, principalement or et argent. »
En 2006, elle a intégré le très prisé Comité Bellecour, rassemblant quelques artisans d’art, qui lui ouvre les portes du monde. « Le métier est un puzzle, les choses se mettent en place petit à petit. »
Bruno Lépine
Bijoux - Portrait




peinture est ensuite imprimée en impression numérique. Cette toile est intégrée sur le sac. Pour une touche encore plus personnelle, certaines clientes me confient une photo par mail (de leur enfant ou d’un souvenir de vacances...), je la fais imprimer sur toile et je l’utilise sur le sac dans la dimension qui convient le mieux. Je le fais également avec des
photos libres de droits. J’utilise toutes sortes de matières, lainage, toile, velours, fourrure synthétique, simili cuir, suédine et bien entendu cuir et peaux en tous genres.

mes sacs sont à vendre dans quelques boutiques : Auxerre, Cap-Ferret et bientôt Vézelay. Ma petite entreprise est toute jeune. Dès que j’en ai l’occasion, je prends mon Book et je me présente aux boutiques.
Je suis en attente de certains contacts. Je participe à quelques salons et expos sur Paris ou dans d’autres villes. Je suis sur 2 sites de créateurs. Mes ventes se font principalement sur mon site www.sac-oulahop.fr
Muriel Sutter : J’aimerais que l’on puisse trouver mes
sacs dans des boutiques de création sur Paris ou dans d’autres grandes villes. Mon souhait est bien entendu que cette belle aventure continue. Bientôt, je vais agrandir mon atelier et je vais chercher une petite main qui pourra m’aider...
Propos recueillis par Stéphanie Le Petitjean



Les télévisions africaines seraient-elles plus intelligentes que les télévisions françaises ?
Au dernier salon de la télé de Dakar, des producteurs venus d’un peu partout sont venus à la rencontre des dirigeants des chaînes de télévision d’Afrique francophone… des produits à vendre, et parmi eux, la « Télé-réalité ».
On se souvient du LOFT sur M6 avec des ébats « marketés » dans une piscine… on se souvient moins des Colocataires qui allaient encore plus loin dans le trash mais qui avait été boudés par le public…
On pouvait s’attendre — ou craindre — que les télévisions des pays d’Afrique francophone ne s’emballent avec frénésie dans l’achat de formats étrangers et ne s’enfoncent dans la « trash TV », la télé poubelle pour satisfaire la course à l’audience. Au dernier DISCOP (marché de la télévision qui a eu lieu fin février dernier à Dakar) on pensait assister à la vente à la criée des émissions où les couples se trahissent en direct, où les corps s’exposent dans des salles de bains truffées de caméras… Eh bien, il n’en a rien été.

Sur ces stands (notre photo) se négociaient feuilletons, séries, téléfilms, mais pas d’émissions de télé-réalité.
Comme l’explique Mactar SILLA, le PDG de STV (chaîne de télévision privée du Cameroun), la Télé-Réalité est un genre qui fonctionne bien et rencontre beaucoup de succès. En effet, les téléspectateurs aiment se voir à la télévision.
Mais les télévisions africaines, bien loin d’imiter ce qui se passe en Europe, font preuve de créativité et adaptent ce type d’émission aux réalités du continent. Sur STV par exemple, explique Mactar SILLA, nous avons mis en place une émission appelée « Entrepreneur show » qui présente des projets de jeunes entrepreneurs pour lesquels le public et un jury d’entrepreneurs sont appelés à voter et les projets sélectionnés sont accompagnés et suivis à la télévision avec un budget de dix millions de FCFA (15 000 euros). Ce type d’émission se retrouve sur de nombreuses chaînes en Afrique francophone. Il a le mérite de participer à l’intégration sociale, la création d’entreprise, avec des exemples et des expériences vécues.
Évidemment, on retrouve aussi des émissions apparentées à une élection de « MISS » ou des émissions de découverte de talents musicaux, comme AFRICASTAR, une émission panafricaine qui se présente comme un concours de jeunes chanteurs, une « grand-messe » musicale dont le premier numéro avait été enregistré au Gabon et qui a rencontré un franc succès sur de nombreuses chaînes de télévision en Afrique. Le prochain sera enregistré à Dakar en juin.
France 2 — son émission sur l’obéissance et la télé réalité, supercherie ou idiotie ?
Il y a quelques semaines, France 2 a diffusé un documentaire « Le jeu de la mort », suivi d’un débat sur la reproduction, sous forme de jeu télévisé, de l’expérience de Milgram sur l’obéissance.
L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité ; notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.
L'objectif réel de l'expérience était de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. Des sujets acceptent de participer, sous l'autorité d'une personne supposée compétente, à une expérience d'apprentissage où il leur sera demandé d'appliquer des traitements cruels (décharges électriques) à des tiers sans autre raison que de « vérifier les capacités d'apprentissage ».
L'université Yale à New Haven faisait paraître des annonces dans un journal local pour recruter les sujets d'une expérience sur l'apprentissage. La participation devait durer une heure et était rémunérée 4 dollars américains, plus 0,5 $ pour les frais de déplacement, ce qui représentait à l'époque une bonne affaire (le revenu hebdomadaire moyen en 1960 étant de 25 $).
L'expérience était présentée comme l'étude scientifique de l'efficacité de la punition (ici, par des décharges électriques) sur la mémorisation.
Dans "Zone extrême" le vrai faux jeu télé proposé par France 2, c'est l'envie de passer à la télé qui motive les candidats. Le besoin de paraître comme un compétiteur, un volontaire, de passer de l'autre côté de l'écran. Nous sommes dans une société du paraître. C'est ce contexte qui "justifie" la participation des candidats. Même lorsque leurs conceptions morales sont bousculées par les règles du jeu.
Médias

Médias...
Christophe Nick, réalisateur de documentaires (Chroniques de la violence ordinaire, Ecoles en France…) a commis deux erreurs avec ce film.
La première consiste à tirer des conclusions sur l’obéissance. En effet, lorsque les candidats (qui devaient infliger une punition au malheureux qui avait mal répondu) commençaient à hésiter, l’animatrice lançait une injonction qui, le plus souvent, rassurait celui-ci qui finalement actionnait la manette pour envoyer des décharges électriques de plus en plus fortes.
Il ne s’agissait pas d’obéissance, comme tout le film l’a prétendu mais simplement de confiance. Le candidat a confiance en la télévision et ne suppose donc pas qu’elle puisse volontairement mettre en danger la vie d’autrui.
C’est donc sa confiance qui le pousse à envoyer la
décharge et non l’obéissance. Première erreur dans le film et le débat. Et cette première erreur en détermine une autre. Il s’agit de l’amalgame rudimentaire qui a été fait entre cette expérience et la télé réalité. Aucune émission en France ne demande à un candidat d’infliger une punition physique à un autre. Et si, justement, dans l’expérience, le candidat s’exécute, c’est parce qu’il a confiance en la télévision. Cette expérience ne peut donc en aucun cas faire la démonstration de la nocivité des émissions de télé réalité ou de la télévision en général. C’est comme si on prétendait que l’usage de la poêle à frire était dangereux pour la population parce que, un jour, quelqu’un a frappé son voisin avec une poêle à frire !
Photo DR
Reste que certaines émissions de télévision sont parfois nocives… et la première d’entre elles est donc cette émission sur France 2 qui d’ailleurs n’a obtenu qu’un piètre résultat d’audience, car elle induit (volontairement ?) le public en erreur par une analyse décidément stupide. Mais il est vrai que certaines émissions de télé réalité sont affligeantes de bêtise, telle la « Ferme Célébrités », cette émission de TF1 où l’on envoie dans une ferme au confort spartiate, des célébrités davantage habituées aux draps de soie et aux petits déjeuners raffinés. À ce propos, les réactions des représentants des chaînes africaines sont assez sévères sur la façon dont TF1 présente l’Afrique au travers de cette émission. Le commentaire général est que les Européens en général, et les Français en particulier, tireraient bénéfice à travailler en collaboration avec les Africains pour être davantage pertinents dans la façon de montrer le continent. Mais, ajouta notamment Mactar SILLA, nous n’avons pas le monopole de l’Afrique en matière de télévision et il existe tout de même des producteurs français qui savent travailler avec l’Afrique. Pour la petite histoire, la « Ferme Célébrités » ne rencontre pas le succès escompté sur TF1 et a suscité de nombreuses réactions sur Internet et sur Facebook avec, notamment un groupe intitulé : « Pardon à l’Afrique de leur envoyer 16 connards dans une ferme », groupe qui, en quelques semaines, a réuni plus de 600 000 membres.
Sans commentaire !

Mortel !
Un polar «sang pour sang » marseillais. Une dérive au cœur de la pègre filmé par Richard Berry librement inspiré d’un roman de Franz-Olivier Giesbert. Et surtout une rédemption épique, apocalyptique, celle de Charly Matteï (Jean Reno, granit magistral) tournant le dos à son passé de caïd et préférant se consacrer à sa femme et ses deux enfants. Mais les 22 balles que le malfrat reconverti se prend dans le corps vont être les principaux catalyseurs de cette vendetta. Il est laissé pour mort, pourtant la fée Miracle lui accorde une faveur : la VIE. Le miraculé cherche alors à comprendre le pourquoi du comment avant que ne germe le flingue vengeur arrachant larmes, cris et décibels (la bande-son est omniprésente voire de trop sur certaines séquences). La caméra de Richard Berry est au taquet. Mouvements rapides, ralentis saccadés, gros plans au corps à corps, un ballet de regards et de personnages taillés au cordeau, en apparence bruts de fonderie dans leur psychologie mais une fois le vernis ultra-violent éclaté, tiraillés par des valeurs communes à tout être humain, à savoir la famille, l’amitié, la fratrie… Télescopage de sentiments et d’émotions garantissant une dramaturgie nourrie en rebondissements. Notre réalisateur-acteur (il s’est réservé un petit rôle dans le film) a semble-t-il écarté tout manichéisme, bien que la violence soit le dénominateur commun de chacun de ces personnages : « Chez les mafieux comme chez les flics, il y a des bons et des empaffés. Les hommes sont des êtres humains avant d’être des flics ou des voyous. » Et pourtant, on ne peut s’empêcher de penser que ce polar nerveux filmé à bout portant doit en majeure partie sa réussite à la consistance non seulement des seconds rôles mais aussi de Tony Zacchia, l’ami d’enfance de Charly Matteï incarné par Kad Merad. L’acteur prend un malin plaisir à porter l’habit de grand voyou cruel et machiavélique légèrement psychopathe sur les bords.

« Quand j’ai fait les CH’TIS, j’ai pensé à Louis de Funès pour certaines scènes. Donc là, quand on fait un film de gangsters, un gangster habillé tout en noir… forcément, on est dans SCARFACE ! Et forcément, j’ai pensé à Al Pacino. » En assumant le rôle d’un parrain marseillais inquiétant, imprévisible et dangereux, Kad Mérad, le « comique », déploie un potentiel d’acteur riche et surprenant, faisant involontairement de l’ombre à la plupart de ses partenaires. Un challenge que Richard Berry a pris au pied levé : « En fait, je préférais prendre un acteur avec une allure de mec sympa et le pousser vers la folie plutôt que de choisir une gueule de méchant à qui j’allais essayer de donner de l’épaisseur humaine. » Petit rôle également pour Joey Starr, crédible comme petite frappe sanguinaire face à Marina Foix, la femme-flic alcoolique élevant seule son enfant depuis l’assassinat de son policier de mari. Résultat : un de ces bons polars trop rares à la française pour ne pas bouder son plaisir.
Harry Kampianne
A propos de …
© Magali Bragard © Jessica Forde


Les Dimanches de ville d'Avray de Serge Bourguignon www.lechampo.com

Avec Hardy Krüger, Patricia Gozzi, Nicole Courcel
Devenu amnésique à la suite d'un accident d'avion en Extrême-Orient, Pierre reçoit un choc émotif violent en aperçevant une petite fille à la gare de Ville d'Avray. Il se fait passer pour son père et prend l'habitude de la sortir tous les dimanches de la pension où ses parents l'ont abandonnée. Le voisinage s'inquiète alors...
Entre nous deux de Nicolas Guillou www.allocine.fr
Avec Alexandra Robert, Nicolas Guillou, Monique Le Negaret, plus
Un jeune couple décide d'évacuer le stress qui l'entoure pour concevoir un enfant. Malheureusement, c'est en essayant d'envoyer les beaux-parents envahissants à l'autre bout du monde et de s'isoler de leurs amis dépressifs qu'ils vont vivre les pires vacances de leur vie en attendant le jour J de l'ovulation !
Les Amours secrètes de Franck Phelizon www.allocine.fr Date de sortie cinéma : 9 juin 2010 

















Avec Anémone, Richard Bohringer, Jérémie Elkaïm, plus
Un vieil homme relit le journal intime d’une jeune fille juive écrit sous l’Occupation 60 ans plus tôt… Sarah Rosemblum avait 25 ans. Elle était jeune, belle, amoureuse… Il s’appelait Hans, un officier SS rebuté par l’idéologie nazie, de ceux qui méprisent leur uniforme et utilisent leur fonction pour fournir de faux papiers aux Juifs. Rebaptisée Louise Berger, Sarah vit alors sous la protection d’Huguette, une chanteuse de cabaret généreuse qui cache des Juifs et les aide à passer en Angleterre. Dans sa maison, à l’abri du monde, le couple improbable peut laisser libre cours à son idylle, éveillant sans le savoir la jalousie de Robert, un jeune pensionnaire de 16 ans qui se meurt d’amour pour Louise. Les passions se déchaînent sous l’œil de sphinx de Margot, la mère d’Huguette, mutique depuis la mort de son fils. Mais la guerre rattrape ceux qui s’aiment… Il faudra bientôt fuir, jusqu’au moment où il n’y aura plus de fuite possible. Qui est ce vieil



Du théâtre à la télévision, l’actrice Lilou Fogli reste libre. Sans étiquette. Ou plutôt sans « emploi » comme on dit dans le métier pour justement mieux endosser tous les rôles qui lui plaisent, tous différents. Et c’est bien ça l’intéressant.
C’est reparti pour un tour… de Piste ! En effet, le grand succès d’Eric Delcourt « Hors Piste » joué toute la saison 2009 a repris du service cette année au théâtre Bastille jusqu’à… « On ne sait pas. Nous avons repris la pièce cette saison à la demande du public et on prolonge, on prolonge. En fait, on ne sait pas vraiment jusqu’à quand, tant le spectacle cartonne », confie-t-elle. A à peine plus de 30 ans, Lilou aussi cartonne. A 16 ans, elle « monte » à Paris pour entreprendre une maîtrise en finances. Mais toujours le théâtre bien présent dans un coin de la tête. Quelques expériences professionnelles, notamment chez LVMH, puis départ pour New-York où, enfin, elle dévore sa passion à l’Actors Studio pendant les trois années obligatoires. Vous savez, la méthode inspirée de Stanislavski qui consiste, pour le comédien, en une recherche psychologique très fouillée dans sa propre histoire. La mémoire sensorielle ou, en d’autres termes, « je ne joue pas, je suis ». Difficile. Mais pour Lilou, un bonheur qui l’amène sur les scènes de plusieurs théâtres de New-York puis, en 2006, la revoilà à Paris, apparaissant ici et là, par exemple avec Zabou Breitman dans Vérités Assassines de Arnaud Sélignac et au théâtre du Petit Gymnase dans « Jupe Obligatoire ».
La distinction de Lilou Fogli ? Sa voix. Une vraie voix de scène qui l’a conduite, et c’est assez paradoxal, à jouer la comédie au théâtre et des films noirs au cinéma. Ce qui est loin de lui déplaire... Aujourd’hui, son actualité est plutôt chargée. On l’a vue dans « Légende de sang », un film de Julien Séri (sorti en mars dernier sur ciné Frisson) puis aux côtés de Michèle Bernier et Bruno Madinier dans « Tombé sur la tête », une comédie signée Didier Albert (TF1), sans compter la série Braquo d'Olivier Marchal, sortie sur Canal + en automne dernier (DVD disponible). « Nous sommes d’ailleurs en pleine préparation de la saison 2. » Enfin, Lilou coécrit actuellement une comédie romantique très originale, avec Eric Delcourt : Le César de Rosalie. « Pour bientôt. » Et de préciser que d'autres projets sont en attente de signature... mais « chut ! »

L’association Alakissmen dirige depuis plusieurs années des ateliers d'éducation à l'image, auprès des jeunes de 11 à 30 ans. Les intervenants bénévoles, issus des métiers de l'image et du son, sont habitués à travailler auprès de publics dits sensibles, sur des thématiques telles que l'exclusion, les rapports sociaux, la solidarité, l’amitié, etc. Ces ateliers permettent aux jeunes participants d’exprimer leur créativité en leur faisant découvrir les nombreux métiers du cinéma.
Afin de valoriser ce travail, l’association a mis en place le Festival Cinématographique, Populaire et Urbain ALAKIS’LAND, dont les deux premières éditions ont été un franc succès : de 2007 à 2008, le festival a démontré sa force créatrice, mobilisatrice sur le terrain dans la région Ile-de-France, puis au niveau international avec le parrainage sur la deuxième année du célèbre acteur Antonio
Fargas, alias Huggy Les Bons Tuyaux de la série culte Starsky et Hutch.
Durant l’été 2009, les bénévoles de l’association ont décidé d’organiser un atelier vidéo un peu spécial : à partir d’un scénario de quelques pages intitulé « Raquette », ils ont proposé à des jeunes de L’Ile-Saint-Denis (93), puis de Grande-Synthe (59), de tourner un véritable court métrage, encadrés par des professionnels du cinéma.
ELABORATION DU PROJET « RAQUETTE »
« Raquette » aborde les thématiques douloureuses de la solitude, des rapports de force entre adolescents et plus spécifiquement du racket.
Objectif des ateliers Alakissmen : développer l’esprit critique des adolescents participants, tout en leur faisant analyser des situations ; et leur permettre de comprendre que la mise en scène de l’image et du son peut orienter un message de plusieurs façons.
Le but étant de montrer aux jeunes que l’action est ce qui détermine l’avenir de tous.
Et le leur principalement. Le tournage des deux films « Raquette » s’est déroulé sur trois jours dans chacune des deux villes participantes. Les adolescents se sont donc retrouvés dans un contexte de travail réaliste, car contraignant, et ils ont pu voir combien le temps est précieux sur un tournage. Tous apprentis acteurs pour le coup, ils ont pris conscience qu’il s’agissait d’un vrai métier nécessitant de l’entraînement et de la persévérance, loin des paillettes
et des caprices de stars dont
nous inondent les médias. Deux projections ont été organisées à l’issue de la postproduction de « Raquette » : l’une à Grande-Synthe, au cinéma Le Varlin qui était aussi le parrain de l’opération, et la seconde au Marquis, un bar de L’Ile-Saint-Denis où se produisent régulièrement des groupes musicaux de tous horizons. La diffusion publique sur grand écran de ces films avait pour but la valorisation de l’implication de ces jeunes, qui ont vu là à la fois l’aboutissement de leur travail et sa récompense.
Les participants sont repartis avec le DVD des films sous le bras. Forte de ce succès, l’association Alakissmen a lancé un appel aux dons afin de poursuivre l’expérience des tournages de « Raquette », et d’en faire profiter un maximum de jeunes gens des quartiers populaires.

Etre costumier au fil du temps
Respecter l’histoire du vêtement dans une fiction n’est pas une mince affaire. C’est la difficile tâche du costumier, qu’il s’agisse pour lui de remonter aux temps des cavernes (La guerre du feu de Jean Jacques
Annaud -1981 ; Penny Rose, John Hay) ou d’évoquer l’élégance de Versailles (Vatel de Roland Joffé - 2000 ; Yvonne Sassinot de Nesle).
Pour la première société de location de costumes, fondée en 1862, les couleurs "rouge cramoisi ou bleu d’enfer", les mots "fraise, engageantes…"1 étaient encore familiers. Autant de termes tombés en désuétude pourtant, depuis qu’Alfred de Musset évoquait pour s’en moquer la mode du vertugadin 1 dans les jardins de Versailles (Sur trois marches de marbre rose - Poésies nouvelles ; 1850).
Pierre-Jean Larroque, passionné d’histoire, dont les créations pour les films d’époque sont souvent remarquées, savait à 10 ans qu’il serait costumier. Mais, le moment venu, ses parents furent bien en peine de lui trouver une école. Seule existait alors l'ENSATT (Ecole nationale supérieure des Arts et techniques du théâtre). Installée rue Blanche à Paris, l’école n’acceptait que 8 élèves par an. C’est là qu’il obtint son diplôme après des études aux Beaux-Arts de Toulouse, avant de devenir, en 1990, assistant sur Cyrano de Jean-Paul Rappeneau. Cinq ans après, il remportait le César du
Meilleur Costume pour le film Lautrec de Roger Planchon. Il se souvient de l’époque où l’ouvrage de François Boucher (Histoire du costume en Occident-1965) ne se trouvait que sur commande et s’étonne de la prolifération des écoles qui se sont développées depuis les années 1980. La marque Dior, rappelle-t-il, faisait alors l’actualité de la haute couture et favorisait un engouement pour la mode et le vêtement qui ne s’est plus démenti. Mais, dit-il encore, « nous ne faisons pas le même métier, et quand je cherche une coiffe provençale de 1830, elle ne s’inspire pas de Christian Lacroix. »


Un savoir-faire à l’épreuve du temps
Certains costumiers de talent ont suivi d’autres parcours pour entrer dans le métier, comme Yvonne Sassinot de Nesle, historienne de l’art, peintre et graveur. Elisabeth Tavernier s’admet volontiers plus autodidacte.
Avant tout, il faut lire le scénario, écouter le réalisateur entre deux repérages, anticiper les plans, les scènes de groupe… puis vient le moment des croquis, de la recherche des tissus pas trop brillants pour la lumière, pas trop bruyants pour le son, susceptibles de se marier avec le décor, pas trop lourds, agréables comme une seconde peau… Pour E. Tavernier comme pour la plupart des costumiers, pas question de se contenter de louer ou de faire du shopping pour qu’apparaissent les marques au générique. P-J Larroque, que l’on retrouve auprès de Laurent Tirard pour Le Petit Nicolas, cherche parfois aux Puces de Saint-Ouen fripes ou modèles d’exception. Y. S. de Nesle allait même jusqu’aux soyeux de Lyon pour trouver une qualité de tissu qui tend à disparaître.
Chaque création résulte d’un dialogue entre crayons et aiguilles, entre esquisses et essayages, avant d’étoffer un personnage. Mais comment ne pas se sentir un peu magicien quand on fait fondre, comme Yvonne, le Vincent Cassel de La Haine, en instituteur malingre dans L’élève (Olivier Schatzky 1996) ?
Vaporiser d’un jus d’encre, teindre, patiner, c’est aussi métamorphoser le neuf en ancien. Pour le film de Roselyne Bosch, La Rafle (sortie le 10 mars 2010) P.J Larroque a dû dégrader couleurs et motifs des vêtements des déportés pour rendre visible plus que l’usure du temps, la réalité d’un vécu douloureux après la rafle du Vel d'Hiv, le 16 juillet 1942.
Un métier d’équipe Mais un costumier est d’abord un intermittent du spectacle et selon le Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles) son salaire brut débute à 1 600 €. Chargé de la conception et de la réalisation des costumes,
il choisit son équipe de collaborateurs (assistants, couturiers, habilleurs, accessoiristes, etc.) en accord avec la production. Pour la réalisation des costumes d’un film d’époque, il faut prévoir entre 2 et 3% du budget global, soit entre 300 000 et 400 000 €. Etablir un budget et s’y tenir n’est pas le moindre de ses soucis. C’est d’ailleurs, à en croire Y. S. de Nesle, une des raisons pour lesquelles elle a fini par abandonner le métier, préférant peindre à l’aquarelle les calmes plages normandes qu’elle expose aujourd’hui. Elle évoque en effet les difficultés financières qui ralentissent les projets voire les stoppent comme en 1968, à la télévision, où elle avait été engagée et qu’elle quitta cette année-là, y revenant ponctuellement (Les Dames de la Côte de Nina Companéez, 1979).
Alors tous les moyens sont bons pour faire des économies au profit de projets ambitieux. Pour Le retour de Casanova, (Edouard Niermans, 1992) Y.
S. de Nesle abandonna à la production, pour le jabot d’Alain Delon, un coupon de l’exceptionnelle dentelle de Bruxelles au point d’Angleterre qu’elle conservait précieusement. Elle restaurait ou confectionnait elle-même les éventails dont deux se trouvent encore présentés au musée3.
Car ne nous y trompons pas, ces créations gardent de la valeur. L’Opéra Garnier n’a-t-il pas vendu en 2008, pour 320 000 €, près de 7000 pièces réalisées pour La Traviata, Roméo et Juliette, Faust… ? Aussi les costumiers tentent-ils aujourd’hui de se garantir la conservation des créations en privilégiant la constitution d’un atelier fixe de "première location" aux dépens de "l’atelier volant" qui permet à la production de rester propriétaire des costumes après chaque fin de tournage.
1- Col agrémenté de dentelle ; volants ornant les manches pièce destinée à faire bouffer les jupes.
2- Elle reçut le 1er César de la profession en 1985 pour Un amour de Swann de Volker Schlöndorff.
3- Musée de l’éventail- 2, boulevard de Strasbourg 75010 Paris.
A propos de...


Close-Up de Abbas Kiarostami C’est l’histoire véridique d’Hossain. Celle d’un pauvre hère qui a réussi à se faire passer pour un célèbre cinéaste auprès d’une famille bourgeoise de Téhéran. Mais sa supercherie est vite découverte et il est accusé d’escroquerie. Le cinéaste iranien A. Kiarostami reconstitue chaque étape de son procès avec les protagonistes eux-mêmes. Mêlant faux documentaire et reconstitution, il nous perd entre réalité et chimères, duperies et mensonges. Quelle est la part de vérité, celle de la fiction ? Ce film qui reçut de très nombreuses récompenses internationales est un véritable hymne au septième art. «J’ai gâché ma vie par amour du cinéma. J’ai perdu mon travail, le cinéma me l’a pris. Il m’a pris ma vie »,
déclare Hossain plusieurs années après le tournage. A voir absolument.
Coffret 2 DVD – Editions Montparnasse Film ••••Bonus •••
Panique au Village de Stéphane Aubier et Vincent Patar Pour tous les enfants de 9 à 99 ans ! Ce film d’animation est un moment de pur bonheur. 260 jours de tournage, 144 000 images, 915 plans, 10 000 dessins, furent nécessaires pour le mener à terme. Les auteurs, qui ne manquent pas d’imagination, ont créé un univers dont les héros sont des figurines en plastique et ils ont réussi à donner vie à ces objets figés sur leur socle. Le jour anniversaire de Cheval, ses amis Cowboy et Indien décident de lui offrir un barbecue en briques à monter soi-même. Mais… ils commandent un peu trop de briques Le résultat est surréaliste, aussi absurde que loufoque, hilarant, déjanté même, magnifié et sur-vitaminé par les voix de Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners ou encore Jeanne Balibar. A voir et à revoir car ce film va devenir culte.
Wild Side Film •••Bonus •••
Signore & Signori de Pietro Germi Ce film italien de 1965 a semé la panique en Vénétie. Cette comédie chorale, aux dialogues truculents et aux situations parfois débridées, dresse un portrait au vitriol de la bourgeoisie de Trévise. Bâti en trois parties, le scénario nous éclaire sur les turpitudes et autres inconduites de certains notables, fustige dans une joyeuse ambiance les travers hypocrites d’une bourgeoisie suffisante. Il compile tous les ingrédients, les archétypes, les codes, de la comédie italienne et multiplie les personnages inspirés du réel. Ce film jubilatoire, interprété par d’excellents acteurs jusqu’alors peu utilisés dans les comédies, est accompagné d’un très intéressant portait de P. Germi, au travail. A noter la parution de deux autres de ses films : Meurtre à l’Italienne et Il Ferroviere.
Film + Bonus – Carlotta Film •••Bonus •••

Bigamie, Le Voyage de la Peur de Ida Lupino D’abord actrice, Ida Lupino devint productrice, scénariste et réalisatrice, et à ce titre, la seconde femme à être admise à la Screen Director’s Guild, le fameux syndicat des réalisateurs américains. Les moyens limités de sa société de production l’obligèrent à bâtir des films à petits budgets mais non dépourvus de charme. Bigamie (1953) est un drame conjugal dont le titre résume le sujet. A San Francisco, Harry et Eve décident d’adopter un enfant. Mais l’enquête préalable révèle qu’Harry est aussi marié à Los Angeles avec Phyllis et père d’un petit garçon. On remonte alors les événements, sans temps mort. Harry raconte
au responsable de l’adoption qui a découvert la supercherie, comment il en est arrivé à cette situation. Le Voyage de la Peur (1953) fut le premier "film noir" réalisé par une femme. Ce
road-movie est exemplaire par son économie de moyens et tire profit du noir et blanc, au fort pouvoir évocateur. Simple, le scénario, inspiré de faits réels, a servi de trame à de bien nombreux autres films. Un tueur prend en otage deux amis partis pêcher et chasser le temps d’un week-end. Sous la menace, il les oblige à le conduire où il veut. Ce film totalement maîtrisé est d’une efficacité redoutable.
Wild Side Chaque Film •••no bonus
Les Vies Privées de Pippa Lee de Rebecca Miller « J’en ai assez d’être une énigme », dit Pippa Lee au début de ce film, remarquablement interprété par la lumineuse Robin Wright Penn et la très étonnante Blake Lively, qui incarne le personnage plus jeune. R. Miller nous dresse le portrait d’une femme dont la personnalité est beaucoup plus riche et complexe que celle qu’elle laisse paraître au premier abord. Pour comprendre Pippa, il faut apprendre ce qu’elle a vécu auparavant, comment après une adolescence aussi révoltée que délurée, elle a fini par épouser un éditeur plus âgé qu’elle, et devenir une mère de famille sage et rangée. Le film ne cesse de revenir en arrière pour éclairer son destin. Progressivement, on comprend pourquoi elle retrouve la force de donner un nouveau sens à sa vie.
Bac Vidéo Film •••no bonus
Broken English de Zoe Cassavetes Au-delà des échos autobiographiques de ce premier film, son intérêt repose sur la présence étonnante de l’actrice principale, Parker Posey. Time Magazine la considère comme l’égérie du cinéma indépendant américain. Nora, une trentenaire new-yorkaise, recherche l’amour désespérément. Les rencontres ne manquent pas, mais... car dans sa vie il y a toujours un mais… elle ne trouve pas celui qui fera la différence jusqu’au jour où le hasard la mène à Julien. Là, tout bascule pour elle, tandis qu’elle tente de retrouver ce Français trop tôt rentré à Paris, sans moyen de le joindre. Un film sympathique mais pas totalement abouti.
Cie des Phares et Balises Film •• no bonus
Gérard Victor
Retrouvez ses choix sur http://selectiondvd.blogspot.com

Chronique DVD

Ados - Prolongation jusqu'en Juin 2010 - le Samedi et Dimanche à 16h00
Comédie pour ados et toute la famille, jouée par des ados à voir absolument !
Auteur et metteur en scène : Olivier SOLIVereS.
Avec Medhi Ben Said, William Lebghil et thomas Soliveres.
Après les contes pour enfant, voici... les con(tes) d'adolescents.
La grosse difference ? eh bien.. .essayez par exemple de faire jouer l'histoire des trois petits cochons à trois
adolescents... vous comprendrez ! Par contre, si vous n'avez pas sous la main trois ados complexés, bourrés
d'acné et bagués, venez voir les trois spécimens que l'on a capturés : jouer, danser, chanter ! Mais surtout
venez les voir se transformer en ce que tous, on a été, on est, ou on sera : Adolescent !
Le Point Virgule, 7 rue Sainte Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris
Les hommes Préfèrent Mentir - du 04 Septembre au 30 Avril 2010
Auteur : eric ASSOUS Metteur en scène : Jean-Luc Moreau Après le grand succès des "Belles-soeurs", eric Assous et Jean-Luc Moreau reviennent avec une nouvelle comédie. Soit, sept personnages à une soirée qui vont se révéler tour à tour lâches, mesquins, menteurs... théâtre Saint-Georges Paris - 51, rue Saint-Georges, 75009 Paris
Les preuves d'amour - Le mercredi 21h30 - du 07/04/2010 au 23/06/2010
Un seul en scène sous forme de « road show » drôle, enlevé et poétique ! Jimmy, un type charmant, bien dans ses pompes, complètement largué par les évènements et surtout par... Lily, son ex-petite amie. elle l'a foutu à la porte. Là, rien ne va plus ! Accompagné sur scène par sa propre conscience, il va embarquer le public pendant une bonne heure dans son histoire qui oscille entre l'humour, la poésie et l'absurde. Pour couronner le tout, il va rencontrer et interpréter des personnages tous plus loufoques et inattendus les uns que les autres. Le Funambule De Montmartre - 53 rue des Saules, Paris 18ème
Le CID de Corneille www.theatre.roumanoff.com
« Deux jeunes gens s’aiment. La dispute de leurs pères les rend brusquement ennemis l’un de l’autre. Les sentiments amoureux peuvent-ils obéir à la loi de la cité ? Pour se soumettre, rodrigue et Chimène s’infligent une violence telle que la mort leur apparaît plus supportable que la vie. Pris dans la quadrature d’un cercle infernal : vivre sans amour, aimer sans honneur, périr pour l’honneur ou mourir d’amour, nos héros seront sauvés par une victoire militaire. Au pire moment de la tragédie, la chance tourne, une victoire éclair et la gloire d’avoir sauvé son pays d’un envahisseur redouté ouvrent à rodrigue tous les possibles. La politique fera le reste. »
Mise en scène de Colette roumanoff théâtre Fontaine - 10, rue Pierre Fontaine, 75009 Paris
théâtre


Photographe : Paulette MBassa © Arthur et Paulette photography
Pour sa première mise en scène, Aude Ollier, ancienne élève de la classe libre des cours Florent, n’a reculé devant aucune difficulté. et sûrement pas devant celle de s’attaquer à la pièce maîtresse — et peu connue
— de Normand Chaurette : Les reines. A suivre.
Un pari risqué à plus d’un titre pour cette jeune comédienne qui, à à peine 25 ans, décide de se lancer dans la mise en scène. Mais Aude connait déjà bien son sujet. « Ma passion a commencé très jeune. Un déclic. Je devais avoir 10 ou 11 ans, j’étais au théâtre avec Maman et nous assistions à une représentation de d'Andromaque au théâtre des Célestins à Lyon, alors dirigé par Jean-Paul Lucet. Instantanément, j’ai su ce que je ferais. et je le fais.
Au lycée, c’est naturellement qu’elle choisit l’option théâtre puis s’inscrit à la classe libre du cours Florent (classe gratuite en deux ans sur concours). Une autre chance, la rencontre de Michel Fau. elle se nourrit de tout cela, court les théâtres et crée, il y a exactement deux ans, sa propre compagnie « Pourquoi Pas ». 7 filles, toutes issues de sa classe pour monter son premier projet, Les reines, de l’auteur québécois Normand Chaurette. « trop rarement jouée, cette pièce a été créée en France en 1997 au théâtre du Vieux Colombier à Paris sur une mise en scène de Joël Jouanneau. « Les reines » met en exergue la parole et la condition des femmes et est inspirée par les personnages féminins de richard III de Shakespeare. » Présenté pour la première fois au théâtre de Proposition à Marseille l’an dernier, ce spectacle sera repris au théâtre 12 à Paris (Porte de Vincennes) pour 20 dates en janvier/février 2011.
Mes références, mes metteurs en scène « à moi ».
« Apprendre d’abord à être spectatrice. » Le choc face aux ephémères de Ariane Mnouchkine il y a quelques années. egalement admiratrice de Joël Pommerat et de son univers étrange et fascinant, mais aussi de Stéphane Braunschweig, Peter Brook, Philippe Calvario, Stanislas Nordey…, Aude poursuit sa quête de perfectionnement auprès de ses « maîtres » tout en entreprenant un master en droit et gestion des affaires culturelles à Dauphine (validé depuis septembre dernier). et après une tournée en Chine pour participer à un festival organisé par l’Ambassade de France, elle envisage de concourir au Prix « Jeunes metteurs en scène » du théâtre 13 à Paris en montant « Noce » de Jean-Luc Lagarce. Les participants ont entre 25 et 35 ans et les spectacles doivent comporter un minimum de 6 comédiens. enfin, dernière aventure, elle est actuellement au Point Virgule (4ème) tous les mardis soirs dans « 4 filles et un enterrement » de Mina Dracochka. « Pour apprendre aussi à faire rire, une confrontation nécessaire. »




VOUS LeS FeMMeS !!!!! 









Un cri du cœur. toutes des mégères, des castratrices, des garces, des p……. StOP ! Olivier de Benoist n’est peut-être pas très fréquentable, mesdames, mais il essaie au moins de vous comprendre, et ce n’est pas facile. Ce monsieur, homme et bien homme de par son état civil et bien pourvu en hormones mâles, a décidé d’exposer pendant une heure son cas et celui de ses compatriotes soumis à la girl power attitude d’abord larvée durant des siècles et aujourd’hui déclamée et correctement digérée par la gente masculine sous peine de misogynie refoulée si celle-ci ose faire acte de résistance ou pire d’indifférence. Donc un peu d’indulgence, mesdames, pensez à nous quand nous n’avons pas d’autre choix que de vous écouter nous critiquer. Pour une fois qu’un porte-parole clame haut et fort nos revendications avec cet air rigolard de ne pas y toucher. Quel courage ! Il n’y va pas avec le dos de la cuillère et on en reprendrait bien une louche. Non, sérieux, c’est assez désopilant et





Olivier de Benoist
Le POINt VIrGULe
7, rue Ste Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
tél. : 01 42 78 67 03
tarifs : 17 et 13 euros
du mercredi au samedi 19h00
jusqu'au 30 juin
cocasse pour révéler la facette provocatrice de ce one man show humoristiquement « incorrect ». en réalité, le preux chevalier Olivier de Benoist ne fait que prendre la défense du sexe faible très « mâle » en point. hé, princesses ! N’en prenez pas ombrage, vous serez toujours nos reines. Mais admettez que votre sac à main a tout du vide-grenier ! Banal, me direz-vous… Pas pour notre Olivier cœur de lion. Que votre mauvaise foi n’a d’égale que notre égoïsme ! Clichés, ajouterez-vous… Oui mais pour notre plus grand plaisir, il s’en accommode et laisse à la dérision (et autodérision) le soin de brocarder nos a priori. Bonne joueuse, la gente féminine rit de bon cœur. Vénus et Mars se retrouvent dans la joie et la bonne humeur. On peut même supposer qu’un tel binôme est indissociable de la condition humaine. Il fait bloc car VOUS LeS FeMMeS ON VOUS AIMe.
Harry Kampianne



Crédit Photo : Sylvain Garnavault extrait du spectacle transparences
Denis Pomier
« Les rencontres de jonglage » du 16 au 18 avril 2010 à La Courneuve
www.lesobjetsvolants.com info@lesobjetsvolants.com
des spectacles de jonglage. Il y a différentes approches et techniques de la manipulation, qui, pour l’artiste, sont autant de moyens d’expression différents. « C’est l’objet qui me suscite quelque chose, et à partir de là, je me laisse guider par la matière, que ce soient des objets mous tels que coussins ou polochons, ou des balles à rebond, des anneaux ou encore des objets que j’invente. »
Le jonglage, cirque ou théâtre 



















Avant 1980, le spectacle de jonglage n’existait pas, on pouvait en voir seulement dans les cirques, puis progressivement, les différentes disciplines, comme la danse, les clowns, ou le jonglage ont élargi leur public en se produisant dans les salles de théâtre,



Crédit Photo : Fanny Griffon extrait du spectacle Pouf
ce qui permet au cours d’une heure de spectacle, contrairement au cirque, où celui-ci dure quelques minutes, de développer un discours « sans parole » plus fin, avec apparitions et disparitions de la scène, ainsi que d’avoir de nouvelles expériences. « Monter un tel spectacle est long, insiste l’artiste, cela peut s’étendre sur deux années, ce qui permet de réfléchir et de mûrir ses idées, mais il faut cependant s’exercer et pratiquer tous les jours. » Denis travaille avec différents partenaires, jongleurs, techniciens, mais il se considère comme le moteur et le noyau dur, car c’est lui qui amène les idées et monte les projets. Le jonglage n’a pas de frontières, puisqu’il n’y a pas la barrière des langues, aussi se produit-il en France comme à l’étranger. Les spectacles durent généralement quelques jours, ce qui permet à l’artiste d’avoir une plus grande liberté, de s’exprimer plus largement que s’il était « ficelé » par un contrat long, comme cela est souvent le cas dans les pays voisins. Ils varient suivant le lieu et le public, pour le jongleur, c’est toujours un défi. Le spectacle est vivant, ça bouge tout le temps, il faut toujours intégrer des petites variantes, pour s’amuser, et ainsi plaire au public.
en tant qu’intermittent du spectacle, il enseigne dans une école de cirque, l’académie Fratellini, en effervescence permanente, du fait des nombreux artistes qui la côtoient, et constate que ce monde évolue beaucoup vers le spectacle unique. Stimulés par les apprentis, Denis est obligé de toujours se remettre en question, principalement dans la décomposition des mouvements qui sont codifiés, comme une partition de musique, « La partition du jongleur ».
Bruno Lépine



Antonio Bembibre
antonio@magicien-pro.com www.magicien-pro.com
il apporte une animation, faisant disparaître puis réapparaître certains objets appartenant aux convives. Les particuliers font également appel à lui, pour des festivités telles que des mariages ou des anniversaires.
Antonio reconnaît qu’il a eu de la chance 




















Alors qu’il s’était tout juste lancé, certaines agences lui ont demandé d’animer des soirées dans des endroits prestigieux, comme le Château de Versailles, le Musée d’Orsay, ou la tour eiffel. Antonio reconnaît qu’il a eu la chance de rentrer directement dans le circuit. « c’est une question de rencontre », assure-t-il. Bebel lui a appris le métier, puis le magicien Philippe erdos, grand manipulateur de cartes, lui a fait confiance et par là même, mis le pied à l’étrier, et enfin Larsène l’a introduit dans l’évènementiel, en le mettant en rapport avec les agences.



Les premières années, il a fait de la télévision en espagne,
aujourd’hui, il est sur France 5, où il participe à l’émission
« C à vous » le vendredi. Mais ceci ne représente qu’une
petite partie de ses activités, il assure environ deux cent
cinquante galas par an ce qui nécessite un réel travail, pour
lequel il faut s’entraîner en permanence.
Deviner les pensées des gens
















Après avoir fait de la magie avec les cartes, et du
pickpocket, il fait actuellement beaucoup de mentalisme,
effet de transmission, qui lui permet de deviner la pensée
des gens ! ! Les sollicitations du Club Med lui ont permis
d’aller exercer son talent dans des destinations choyées,
comme le Maroc, l’Ile Maurice et la thaïlande.
« La magie est un milieu très couru », certifie Antonio. On
rencontre environ quatre cents professionnels en France, et
au moins dix mille amateurs. « Il faut savoir amuser le public, le faire rire », poursuit-il. Pour cela, le magicien dispose de plusieurs techniques. D’abord, se renouveler, un spectacle ne peut pas toujours être identique, le renouvellement est « la clé de la réussite », puis il faut aimer le contact, celui qui a une bonne répartie passe bien, « car en fait, affirme Antonio, le métier de magicien est très solitaire, sauf pendant les spectacles, où l'on a beaucoup d’amis ! » Le rapport avec le public est très important, le magicien le fait participer. Le magicien est là pour apporter du rêve. « La lumière de la magie, en s’éclairant, a transformé ma vie ! »
Bruno Lépine
Magie -Portrait

Sorties d'albums

Aribo 
Flamant rouge - www.aribo.org 








11 nouveaux titres inédits à croquer ! Avec Flamant rouge. Aribo affirme son style "rock de Bois", dans un album
poignant, coloré et énergique. Leur chansons, empreintes de joie, de regret, de révolte et de douceur distillent des sentiments qu'il est difficile d'exprimer dans nos sociétés conquérantes.
Sortie prévue le 6 avril 2010

d'avril/mai/juin 2010
thierry Amiel 





www.zestofpeople.com
Son nouvel album encore reporté !
Voilà une nouvelle qui ne va pas faire plaisir aux fans de thierry Amiel, son troisième
et nouvel album qui devait sortir lundi dernier est décalé à début mai 2010.
Il faudra donc encore patienter pour découvrir ce 3ème opus studio. Aucune explication n’a été donnée concernant ce nouveau report alors que la promo de l’album était planifiée.
rappelons que le premier single extrait : « Où vont les histoires ? » écrit par D.Golémanas et composé par r. Lacroix, est déjà disponible depuis plusieurs semaines.
Sortie prévue début mai 2010
here We Go Magic 






Pigeons - www.hop-blog.fr 



Après Caribou, c’est un autre fou génial du son qui annonce son album : Luke temple plus connu sous le nom de here We Go Magic, qui nous avait épatés avec un bon album éponyme en 2009, sera de retour sur le label Secretly Canadian (JJ) avec "Pigeons" le 8 juin 2010. en compagnie de ses musiciens Kristina Lieberson, Michael Bloch, Jennifer turner et Peter hale, Luke temple nous propose pour patienter le titre "Collector", à écouter ou à télécharger sur le site Secretly Canadian en laissant son adresse email. Sortie prévue le 8 juin 2010
Like a Monkey - www.infosjeunes.com 





Fondé en 2005, le groupe se compose de neuf musiciens et sort ce premier album 10 titres longuement mûri, aux accents funk, soul, rock et dancefloor. Fort d'une formule irrésistible et imposante, SFONX donne la fièvre aux allumés du genre et le vertige aux moins avertis. Après une première auto-distribution en 2009 et un passage remarqué au FIMU de Belfort, SFONX trouve un distributeur national pour son gorille aux lunettes bootsy. "Like a Monkey" sortira donc nationalement le 14 juin 2010 chez Anticraft.
Neuf musiciens excentriques ont inventé le Groove ‘n' roll (Groll pour les intimes), genre que les musicologues les plus doctes situent quelque part entre rock survolté, soul chaloupée, funk fulgurant, afrobeat aphrodisiaque et dancefloor psychédélique.
Sortie prévue le 14 juin 2010



Né au Cameroun en 1967, d’une mère diplomate et d’un père ministre, Billy Obam était destiné à une carrière internationale. Il l’a atteinte, mais peut-être pas dans le sens dans lequel l’auraient pensé ses parents ! Bercé dès l’enfance par la Soul Music, d’origine afro-américaine, représentée en particulier par James Brown et ray Charles, il s’identifie à ces chanteurs, et se fait vite remarquer pour ses talents.
Gainsbourg le met en scène
Dès l’âge de seize ans, il accomplit ses premières prestations de danse en club, et progressivement interprète les artistes qu’il a toujours admirés. Danse et chant constituent son univers. Il se présente à un casting en 1987, le producteur de Serge Gainsbourg recherchant un artiste pour l’interprétation chantée et dansée du duo « You’re
Spectacle à l’Olympia le 28 avril 2010 en première partie de Cartouche. réservation Olympia : 08 92 68 33 68 www.olympiahall.com
De l'Afrique à l'Olympia
Billy Obam arrive dans la cour des grands
under arrest ». Billy est retenu, c’est alors le départ d’une grande amitié entre les deux hommes, et un véritable tournant dans sa carrière. « Me produire avec Gainsbourg m’a permis de vivre des moments inoubliables, et m’a procuré une chance formidable, d’autant que je suis le seul homme à avoir chanté avec lui », indique l’artiste. On le voit partout sur les plateaux aux côtés du grand homme, il découvre cette affinité si particulière qui le lie à la France, il n’est plus un inconnu, les portes s’ouvrent devant lui !
en 1990, il sort son premier single « I can’t get it outta my mind », Soul music, dans la lignée des auteurs qui l’ont tant inspirés, puis en 1994, le deuxième « Do it Good » Il se produit dès lors tant en France qu’à l’étranger. en 2005, il réalise « My life », son premier album solo, toujours à connotation Soul Music.


De l’anglais au français
Jusque-là, bien que vivant en France depuis de nombreuses années, puisque ses parents sont venus alors qu’il n’avait que sept ans, Billy a toujours chanté en anglais. en 2008, il décide de chanter en français. Après avoir pris des cours de diction, « pour être compréhensible », il enregistre son premier album dans la langue de Molière. De cette manière, il avance dans son travail de musicien, ce qui le satisfait pleinement. Chanter en français est son signe de reconnaissance envers Serge Gainsbourg, mais aussi pour le public qui certainement apprécie cette nouvelle prestation offrant une musique et une sonorisation très américaines.
Fred Fisch, le producteur de Cartouche, venu assister à son nouveau single « Avenue raphaël », en est sorti enchanté.
Il a alors proposé à Billy Obam d’être en première partie à l’Olympia, avant le grand comédien et grand danseur « Ce sera la première fois que je chante sur scène à l’Olympia, précise l’artiste, c’est émouvant, mais également un vrai challenge pour moi, ! »
effectivement, ce soir-là, il va disposer de trente minutes pour convaincre, aussi bien la presse que les people. Par là, Billy Obam a la possibilité de se faire mieux connaître et apprécier des producteurs. « L’Olympia est une salle mythique pour tout artiste, c’est un honneur pour Billy de faire la première partie », assure son producteur. Cet artiste a réussi à faire en français, ce que les etats-Unis ont fait avec la musique Soul, c’est-à-dire investir les scènes et la langue françaises.

Musique -Portrait



Un pacte d'adolescent, quand il rejoignait son vieil ami des après-midi entières, à digérer et chanter les morceaux qui tournaient alors sur la platine.
Les expériences acquises au sein de leurs formations respectives (eliott, Mark Brenner, Blackstars Utd, Daisy Age, Indica, hicksville), ainsi que leurs nombreuses premières parties dans l'antre de salles réputées ou pour des artistes reconnus (Joe Cocker, l'Alhambra, le rockstore,…), les rapprochent au même titre que leurs influences communes, et désormais, il ne leur reste plus qu'à ouvrir ensemble le journal musical intime qui trône dans leurs têtes.
La musique et les mots remplissent aisément les pièces vides, et quand au bout d'un mois de travail ils se réunissent, le projet se révèle de lui-même : une base de folk américaine teintée de pop sixties pour certains, des accents pouvant effleurer parfois le rock et la country, une rencontre de cultures et d'horizons différents pour d'autres, qu'importe les termes que l'on puisse apposer pour comprendre cette alchimie. Pour eux, simplement, ce sera June hill.
©Jh 2009 Facebook : page ‘fans’ June hill Management : Karl BerNIer kberfr@gmail.com
Juin 2009
La ville dort encore quand les rêves de June le rappelle à cette promesse faite depuis des années.
Nos'Arts : Comment s’est créé « June hill » ? 




















June hill : Nous nous sommes rencontrés il y a une dizaine d’années. Nos chemins s’étaient séparés mais nous nous étions fait la promesse de se retrouver pour jouer ensemble. Nous nous sommes retrouvés l’été dernier et nous sommes mis au travail, et le projet s’est révélé !
Nos'Arts : Pourquoi June hill ? 













June hill : Les premières compositions étant nées au mois de juin, le mot « June » s’est donc imposé à nous tout naturellement, et puis c’est un prénom que j’adore et que j’aimerais donner à ma fille si j’en avais une ! ensuite nous avons étudié différents mots qui pouvaient s’accorder avec « June », après une cinquantaine de propositions, nous avons conservé « hill ». L’ensemble « June hill » s’accorde parfaitement à notre style de musique.
Nos'Arts : Quel est votre style de musique ? 




















June hill : C’est une base Folk, avec des accents Pop, c’est un style qui laisse plus penser au Folk américain. et puis, sur scène, nos influences rock se retrouvent ! Mais venez-nous voir en concert, vous comprendrez mieux !




Nos'Arts : Vous avez toujours voulu être dans la 





















June hill : Oui, nous avons commencé à jouer d’un
instrument entre 15 et 17 ans ; ensuite, la musique
ne nous a plus quittés et nous avons toujours voulu
en vivre un jour.
Nos'Arts : Avez-vous un album en cours ?



















June hill : Nous avons rencontré Karl Bernier par
le biais d’un autre artiste, il a tout de suite aimé nos
sons et nous lui avons confié notre management.
Avec lui, nous sommes actuellement en phase de
développement et cela passe par la recherche d’un
label, d’un tourneur et de la planification de concerts.
Dès que tout cela sera mis en place, nous pourrons
enregistrer en studio.
Mais nous allons tout de même commencer
l’enregistrement d’un premier eP, nous le ferons à
l’ancienne, en prise live !
Nos'Arts : Concernant vos créations, quelles sont
























vos inspirations ?
June hill : C'est plutôt très personnel à la base,
que ce soient des morceaux engagés ou plus
abstraits. C’est un besoin d'évacuer, un vécu, des
sentiments…
Nos'Arts : Quelle qualité doit avoir un musicien ?


























June hill : Qu'il se mette plus au service d'un
morceau, que de sa propre technique. Ce n'est
pas évident de trouver des personnes qui collent
avec l'esprit des morceaux. La définition d'un bon
musicien, c'est de faire passer quelque chose de
personnel lorsqu’il joue et de réussir à partager
cela avec le public. Il ne suffit pas de savoir jouer


telle note à tel moment avec une maîtrise parfaite de la technique, c’est un ensemble.
Nos'Arts : Les concerts déjà faits ? 
















hill : On a chacun des expériences
professionnelles différentes avec lesquelles nous avons acquis une solide expérience scénique. Nous venons de vivre une superbe semaine
après notre concert au Scopitone, une excellente salle parisienne, où l’apport d’arrangements scéniques plus rock semblent avoir séduit le public, en témoignent les commentaires sur notre page Facebook !
Nous jouons également dans d’autres groupes en parallèle de « June hill », ce qui fait que nous sommes en concert à peu près tous les quatre jours.
Nos'Arts : Qui écrit les paroles ? 












June hill : Nous écrivons tous les deux et toutes les chansons sont ensuite retravaillées. Nous amenons tous les deux les compos guitares-chant assez abouties puis l’apport de l’assise basse-batterie se fait simplement, à force de travail.
Nos'Arts : Concernant les clips ? 














June hill : Nous venons de mettre en ligne pas mal de vidéos ! entièrement live, cela donne un côté plus humain ! Des vidéos que nous avons tournées nous-mêmes mais aussi beaucoup de sessions acoustiques tournées pour et par différents excellents site internet ! A retrouver sur notre myspace et sur notre page Facebook ! et puis… d’autres arrivent, surprise !
Jusqu’au bout de soi
DANSe
Pour qualifier son art, sans doute le plus difficile
et le plus exigeant d’entre tous, Michel Kelemenis
évoque le travail sur l’évanescence. « Je fais un
geste, il a disparu ». tout est dit.
Mais quand même, ça vaut le coup d’en
savoir un peu plus… A 9 ans, Michel Kelemenis
pratiquait la gymnastique de compétition et c’est
à l’occasion d’une expérience pédagogique à
17 ans qu’il trouve soudainement dans la danse
contemporaine la possibilité de transposition
immédiate de tout ce qu’il avait appris jusque-
là. « Si le risque sportif disparaît, en revanche,
toute la précision du geste, tout ce qui m’avait
formé trouvait là son expression poétique »,
explique le chorégraphe. S’enchaînent alors
quelques stages de week-end, un cours de
danse classique pour « apprendre les bases, le
vocabulaire », tout en présentant l’école normale
d’instituteurs à Aix-en-Provence, mais très vite, la
danse l’emporte et le voilà déjà aux côtés de
Dominique Bagouet avec lequel il travaille de
83 à 87 au sein du Centre Chorégraphique
National de Montpellier.
C’est là qu’il écrit aussi ses premières
chorégraphies. Lauréat de la Villa Médicis
hors les Murs en 1987, il fonde dans la foulée
sa propre compagnie à Marseille. Au-delà de
sa collaboration avec de nombreux ballets
nationaux dont le Ballet de l'Opéra de Paris, le
Ballet de l'Opéra national du rhin, le Ballet du
Nord, le Ballet du Grand théâtre de Genève,
ou le Ballet national de Marseille, son travail
se nourrit aussi de ses voyages au Japon, en
Afrique du Sud, en Chine…


Michel Kelemenis
Parmi les prochains rendez
vous, en région parisienne, tattoo sera présenté du 7 au 10 avril 2010 (4 représentations) au Centre National de la Danse de Pantin par les danseurs du Ballet National de Marseille ; L’amoureuse de Monsieur Muscle du 27 au 30 avril 2010.
(7 représentations) au théâtre de Beauvais et du 1er au 4 juin 2010
(6 représentations) au théâtre Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois.
et beaucoup d’évènements en province…
www.Kelemenis.fr
« La danse est un art de l’esquive, pas de l’agression. »
« La danse confère une aisance dans la compréhension de l’espace. Naturellement, je suis très attentif aux déplacements des corps, à la démarche, aux gestes », relève Michel qui, sans doute grâce à sa formation d’instituteur, développe un sens et un goût prononcés pour l’éducation artistique. en témoignent ses pièces récentes, jeune public, dont « L’amoureuse de
M. Muscle » interprétée par Caroline Blanc, mais aussi « henriette et Matisse » sa dernière création avec 4 danseurs qui sera présentée pour la première fois en septembre 2010 dans le cadre de la biennale de La Danse à Lyon. « Une histoire de personnages qui parlera aux enfants mais qui sera aussi une « perche » pour les enseignants : 2 pinceaux, l’un pour le trait et l’autre pour la couleur ! »
L’amoureuse de Monsieur Muscle, Caroline Blanc © Agnès Mellon
Aujourd’hui, Michel Kelemenis bâtit ses rêves en se lançant dans la création d’un grand centre chorégraphique à Marseille (ouverture l’an prochain) — 3 studios de danse dont un studio scène — dédié à la création et à l’accueil d’artistes et de compagnies. « Mais attention », rappelle l’instituteur, « ce grand centre de danse contemporaine sera aussi largement ouvert au jeune public. Ce sont d’ailleurs les jeunes enfants qui y entreront les premiers ! », se plaît-il à annoncer.
Louis Badie
Danse -Portrait

DANSe
La transe des sens
Inutile d’épiloguer sur le flamenco quand on ne
connaît pas les subtilités et les variantes de cet
art populaire, dit-on, né des Gitans. Vrai ou faux,
le sujet reste épineux pour tout historien quelque
peu pointilleux. La mémoire collective identifie
automatiquement le flamenco à l’Andalousie,
terre de passion et de chant. elle est le terreau
de la flamboyance, de la complainte fière et
orgueilleuse. Le flamenco ne s’explique pas, il se
danse, il se vit comme une respiration à la fois
intérieure et explosive, faite de douleurs et de
joies,. C’est aussi une révolte du corps, une façon
de rythmer et de libérer ses émotions, celle d’un
peuple en souffrance, exclu, à jamais refoulé. C’est
une transe des sens délivrant pieds et mains sur
fond de vocalises plaintives et langoureuses. Mais
c’est aussi la voix chaude et envoûtante de Luis
de la Carrasca, un aficionado du « cante jondo »
(type de chant flamenco des plus traditionnels) né
en 1958 dans la province de Grenade. Une voix
enchantant les scènes de théâtre français depuis
1991, année où il créa sa propre compagnie
Flamenco Vivo mêlant artistes gitans et non gitans
car pour lui il n’y a que des bons ou des mauvais
artistes de flamenco. Pour profiter d’un flamenco
authentique, il faut se laisser porter par le sacré.
Luis de la Carrasca en est un peu le passeur. Il
nous guide sur une terre inconnue où se mêlent
sensualité et espoir, rivalité et réconciliation, amour
et haine. Nous entrons de plain-pied dans la
violence des émotions. Une violence maîtrisée,
sereine et aboutie par des artistes au service d’un
flamenco épuré de tout métissage autre que le
flamenco. On appelle ça du diamant pur.
Harry Kampianne


VIVre

Créateur verrier
après un Bac Littéraire + arts plastiques à Metz (57), c’est lors de mes 3 années (1996-1999) aux Beaux arts de Nantes
(44) que j’ai découvert mon intérêt pour la couleur lumière et les transparences, à travers des assemblages jouant avec des superpositions chromatiques dans l’espace ; des déambulatoires pour l’œil et la pensée. dés lors, le matériau
| verre | s’est | naturellement | imposé | à |
|---|
| moi, | et | j’ai poursuivi | mes | recherches |
|---|
| par | l’apprentissage | du | travail | de |
|---|
cette matière en intégrant le CerFaV (Centre européen de recherches et de Formations aux arts Verriers, Vannes le Châtel, 54) (1999-2001). J’ai complété ma formation par différents stages dans des ateliers verriers, dont 9 mois au Québec.
apres un détour par la décoration d’intérieur, la construction de mon atelier
et une 3eme année au CerFaV dédiée à la création d’entreprise, je me suis officiellement installé en tant que créateur verrier en février 2009.
approcher le verre, c’est prendre le risque de ne plus pouvoir s’en détacher ! C’est un matériau capricieux, exigeant, contraignant… mais si vous savez l’interroger avec patience et audace, il n’aura de cesse de vous surprendre. d’ailleurs, il est incorrect de parler de ce matériau au singulier, car entre son état solide et son état liquide, c’est tout un univers qui s’offre à la volonté créatrice.
et puis, il y a la confrontation purement physique. L’action manuelle, les machines, les fours, l’eau… autant d’aspects du travail du verrier qui créent une véritable intimité avec sa matière.
Mes pièces sont principalement réalisées à partir de verre plat, verre à vitre : le verre sous sa forme la plus anodine et neutre. Le colorant le formant sous l’action de la chaleur lui donne vie et poésie, j’aime jouer avec ses propriétés intrinsèques de transparences et d’état de surface.

Flatter la lumière.
Sources électriques à habiller, à personnaliser et humaniser.
Lumière naturelle qui se décompose en traversant des plans de verres aux couleurs acidulés et crée un univers chromatique en constante vibration et sans cesse renouvelé ; fusion unique d’un regard, d’un lieu et d’un instant.
La lumière comme révélateur de mes interrogations. Inspirée du végétal en tant que motif vecteur de poésie et de rêverie, ludique échappée… mais également par l’esprit décoratif désuet de mon enfance qui me sert de support à des préoccupations contemporaines : récolter les miettes du sensible et la douce mélancolie des jours passés, laissées sur le bord de l’autoroute de ce monde sans mémoire.
Je souhaite orienter mon travail vers le structurel et l’architectural, travailler le monumental et me confronter aux notions d’espaces, du dehors et du dedans et de la relation à l’humain. Je compte également laisser plus de place à d’autres matériaux comme le bois ou le métal dans mes créations, mettre le verre en concurrence et susciter de nouvelles harmonies.
Série Zapping, 2010 Série de 9 pièces. Verre Float, verre teinté dans la masse broyé et fusionné, sérigraphie, émaillage, support inox. © Maude Souvay




VIVre


Marjolaine Lasserre
Marjolaine Lasserre évolue avec bonheur dans les jardins. Mais pas seulement. aujourd’hui, son approche du paysage et surtout sa créativité lui permettent aussi toutes sortes de fantaisies. Pourvu qu’elles soient naturelles.
Sans doute un signe. Les arts appliqués, un passage chez le designer François azambourg n’y auront rien fait. avec un tel prénom, Marjolaine ne pouvait que s’inscrire dans les pas de son maître, Patrick Blanc. déclic au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire et la voilà partie pour l’école supérieure d’agriculture d’angers « pour y comprendre le végétal ». Puis derbez à Saint tropez où elle conçoit des jardins extraordinaires autour de somptueuses villas du Golfe et retour à Marseille -où elle a grandi -pour s’accrocher définitivement à sa passion, le mur végétal. Marjolaine l’invente et le réalise de manière brute, très contemporaine. en œuvre d’art. egalement nourrie par les travaux de l’architecte japonais tadeo ando et de andy Goldworthy, un des principaux artistes du Land art, elle créée des jungles urbaines indoor/outdoor très graphiques qu’elle adapte aux lieux et aux situations, sans limites de formats. « Une infinie possibilité de création grâce à la technique de culture hydroponique (culture hors sol).» souligne-t-elle. au fil du temps et des rencontres, notamment avec l’artiste richard Campana, son travail évolue. aujourd’hui, ils joignent leur perception de la matière, des couleurs et créent des œuvres communes où la peinture se fond dans le végétal. et vice-versa. a l’instar de ce mur végétal intégrant une ouverture sur un ciel étoilé en trompe l’œil. La verdure comme écran acoustique, visuel, tableau, mobilier, objet, ou encore les jungle balls, une de

MUr aQUarIUM
Carre BLeU
Mur végétal chez un particulier,
couvrant un mur dans le patio.
Les plantes de ce mur sont nourries uniquement par les poissons (les excrements) grace au systeme d’irrigation integré qui pompe l’eau du bassin.
au centre un trompe l’oeil de richard Campana, représentant une ouverture sur un ciel étoilé, la ligne rouge relie le ciel à la terre, à l’eau.
Format 2 mètres sur 1, installation sur mesure, le bassin est maçonné.
ses « spécialités » qu’elle décline à sa façon et de plus en plus aussi à celle de richard Campana. Nature, peinture.
Marjolaine imagine une maison végétalisée
Son étape de travail préférée ? « Le choix des végétaux et instantanément, le résultat dans la tête. Moment magique prolongé par l’installation, mais paradoxalement, l’étape la plus rapide. » Son rêve ? « Le verre, la pierre avec lesquels j’espère un jour inventer des meubles végétalisés conçus pour une maison également végétalisée ; vivre dans un espace totalement vivant, mais géré. » en attendant que tout cela « pousse » dans sa tête, elle retrouvera une nouvelle fois richard Campana, à Marseille, à l’occasion de l’exposition d’art urbain « Cool Globes » qui se déroulera dans la cité phocéenne - également capitale mondiale de l’eau en 2012 et capitale européenne de la culture en 2013 -du 8 juin au 8 octobre 2010. Cet évènement, dont la vocation est d’engager l’art dans la lutte pour la protection de l’environnement et contre le changement climatique, se clôturera par la vente aux enchères des Globes. « toutes ces expériences me conduisent à imaginer des solutions toujours

PetIt MUr SaLON Mur végétalisé de plantes
exotiques, installé dans le salon d’un particulier à Marseille. Ses dimensions : 120 cm par
80 ; c’est un mur prêt à être installé à l’endroit choisi. Il est éclairé de néons ayant le spectre lumineux nécessaire au développement des plantes. Il peut également servir de décor pour des évènements, comme cela a été le cas à la foire de Marseille, un vernissage d’expo de r. Campana, un décors dans un téléfilm.
plus proches des cycles naturels. respecter la nature et rester en osmose avec elle. » enfin, nul doute que Marjolaine parviendra à mener à bien son autre projet, celui de nous recevoir bientôt dans son show room marseillais. Histoire de mieux nous entraîner dans son univers bien à elle, forcément vert.



Ils sont jeunes, ils sont talentueux. Chefs, mais pas seulement. Générations Cuisines et Cultures réunit tous les professionnels de la gastronomie, sous toutes ses formes. Pourvu qu’elles soient nouvelles.
association atypique dans l’univers clos de la gastronomie, Générations Cuisines et Cultures — qui vient de fêter ses 5 ans d’existence — axe son action sur l’échange et le partage. Comment ? en réunissant des cuisiniers et des professionnels des métiers de bouche souhaitant débattre et faire progresser leur art. Chacun se nourrissant de l’expérience de l’autre. Présidée depuis presque un an par le restaurateur Laurent trochain (restaurant éponyme situé à Le tremblay sur Mauldre — 78), l’association souhaite évoluer tout en respectant les valeurs initiées par ses prédécesseurs : « Si toutes les décisions sont collégiales, mon rôle consiste essentiellement à collecter et diffuser les informations et l’actualité émanant de nos membres. Par ailleurs, nous avons instauré un chef de région (par indicatif téléphonique) dont la mission est de faciliter les échanges sur leur territoire et au niveau national »
Une association active avec 50 membres, dont 47 chefs, 2 boulangers-pâtissiers, 1 éditeur, tous âgés de 26 à 56 ans (4 meilleurs ouvriers de France et 28 étoilés Michelin), 540 salariés (2 à 50 salariés par entreprise), 135 apprentis, 290 stagiaires d’écoles hôtelières par an, 30 millions d’euros de chiffre d’affaires, Générations Cuisines et Cultures se veut active et proche de ses membres. « C’est pour cela que nous organisons chez chacun d’eux et à tour de rôle des rencontres de 3 jours en immersion totale dans leur univers », ajoute Laurent trochain. Conférences,
Gastronomie

déjeuners, dîners et débats thématiques sont au cœur de ces séminaires itinérants tout en permettant de créer par la suite des groupes de réflexion ouverts à tous les membres, selon leurs intérêts et leurs compétences.
Soucieuse de la formation et de l’éducation, Générations Cuisines et Cultures a récemment mis en place des stages d’été et des échanges d’apprentis. Les premiers s’effectuent sur une semaine en accord avec le Centre d’etudes et de ressources pour les Professeurs de l’enseignement technique (CerPet). Ils permettent aux professeurs de sortir de leur cadre purement pédagogique et de se mettre en situation réelle dans les restaurants des chefs résidents. Quant aux échanges d’apprentis, ils se réalisent pendant 1 à 2 semaines grâce à une convention avec la Chambre des Métiers.
La cuisine en partage Générations Cuisines et Cultures propose tout au long de l’année des manifestations et des rencontres chez les professionnels mais aussi des réunions, des concours de cuisine pour les élèves d’écoles hôtelières, des actions de communication et des opérations communes dans les restaurants pour les fêtes calendaires (Saint-Valentin, fête des mères…). Sans omettre la participation à un festival de cuisine à Saint-avold en Moselle en août 2010 et aux Gastronomades d’angoulême en novembre. enfin, sachez que pour devenir membre, le candidat doit envoyer une lettre de
motivation ainsi qu’un CV à son chef de région pour validation. toutes les infos sur le site
www.generations-point-c.com. Louis Badie


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ExPOSITIONS…
Ivan Loubennikov - Peintures récentes du 20 Mars au 19 Mai 2010 du mardi au vendredi de 11h à 19h et le samedi de 14h à 19h
Né à Minsk en 1951, Ivan Loubennikov a étudié au Surikov Moscow State Arts Academy dont il sort diplômé en 1976. Depuis cette date, de nombreuses expositions lui ont été consacrées en galerie et musée. Ses œuvres figurent dans de prestigieuses collections privées ou publiques telles que la Tretyakov Gallery, le Moscow Museum of Modern Art, le State Russian Museum, le Museum of the Academy of Fine Arts de Saint-Pétersbourg, le Peter Ludwig Museum à Cologne, etc. Depuis une dizaine d’années, Loubennikov s’est consacré à plusieurs projets de décoration monumentale dans le métro de Moscou et à Paris.
Galerie Alain Blondel 128 rue Vieille du Temple 75003 Paris 01 42 78 66 67 galerie.blondel@wanadoo.fr www.galerieblondel.com
6ème BIENNALE EUROPEENNE D’ART CONTEMPORAIN du 8 avril au 23 mai 2010 à Eragny (Val d’Oise) Vernissage le jeudi 8 avril 2010.
De vocation généraliste, la Biennale réunit, confronte, crée le dialogue… entre une vingtaine de plasticiens venus d’Europe : France, Allemagne,Suisse,Pologne,Bulgarie,Ecosse,
Manifestations Culturelles
Corée mais aussi d’Irlande et du Burkina Faso. Des artistes contemporains dont les œuvres sont tirées de leurs propres expériences et existences, des ressentis actuels en cohérence avec la vie de chacun. L’art est partie prenante du quotidien et la Biennale a pour objectif de ne pas faire oublier le lien qui unit l’art à la société. Artistes peintres ou sculpteurs affichent un panorama équilibré de l’art moderne, de l’art contemporain et de la création émergente. Événement culturel incontournable, cette 6ème édition explore les relations nord / sud et accueille deux invités d’honneur, l’Irlande et le Burkina Faso. Des signatures de l’art actuel irlandais s’exposent aux côtés d’acteurs artistiques burkinabés, échange facilité grâce au jumelage entre les villes de Nioko et d’Eragny sur Oise. Du 8 avril au 23 mai 2010 Entrée gratuite. Salle des Calandres - Rue de la Papeterie 95610 Eragny sur Oise. 14h - 19h du mardi au samedi 10h - 20h les samedis et dimanches.
FRANK CHO Le vernissage aura lieu le 27 mai en présence de l’auteur.
La Galerie 9e Art est particulièrement fière de vous annoncer la venue de Frank Cho. Initialement influencé par Walt Kelly (Pogo), Al Capp (Lil’Abner) ou encore Frank Frazetta, Frank Cho crée « Liberty Meadows » en 2006 et obtient rapidement un succès
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Avril/Mai/Juin 2010
fulgurant. Publiée en France sous le titre « Psycho Park », « Liberty Meadows » reste sa série majeure. Il travaille également sur « Marvel Knights Spider Man », « The mighty Avengers », réalise des couvertures pour « Red Sonja » et entame une nouvelle série à succès : « Jungle Girl » (« Shanna »). Galerie 9e ART 4 rue Crétet 75009 PARIS ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous. 01 42 80 50 67 contact@galerie9art.com
LA PRISON DE LA SANTÉ VUE Michel Séméniako du 10 février au 4 juillet 2010
Michel Séméniako a rencontré des détenus et photographié leurs cellules. Il a ensuite demandé à chacun de mettre en scène ses objets familiers : un portrait négocié. Une commande du Musée Carnavalet, présentée en exclusivité dans le cadre de l’exposition collective L’impossible photographie, Prisons parisiennes (1851-2010). Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné, Paris 3e
LES FRANçAIS Luc Choquer du 10 février au 15 avril 2010
A quoi ressemblent les Français ? Portrait d’une société contrastée. Depuis plus de 10 ans, Luc Choquer fait poser des hommes et des femmes de tous horizons. Ces séances photo donnent souvent lieu à de réelles rencontres : bourgeois bohèmes, jeunes des quartiers, rentiers, bigoudènes, gays, chasseurs ou danseuses...
Maison Européenne de la Photographie, 5 rue de Fourcy, Paris 4e
PLOSSU-CINÉMA du 22 janvier au 17 avril 2010
Deux expositions inédites à découvrir sur le rapport de Bernard Plossu au cinéma qui mettent en exergue cette passion formatrice du regard en parcourant ses 40 ans de carrière.
FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, 1 place Francis Chirat, Marseille La Non-Maison, 22 rue Pavillon, Aix-en-Provence Un livre éponyme aux editions Yellow Now accompagne l’exposition.
LE DOUBLE JE
Jacques Henri Lartigue,
Peintre et photographe (1915 - 1939)
du 18 avril au 19 septembre 2010
Le musée d’art et d’histoire Louis Senlecq de
L’Isle-Adam (Val-d’Oise) présente au centre d’art
Jacques Henri Lartigue, du 18 avril au 19
septembre 2010, une exposition consacrée à
Jacques Henri Lartigue (1894-1986).
Musée d’Art et d’histoire Louis Senlecq 31 Grande Rue, 95290 L’Isle-Adam - 01 34 69 45 44 museelouissenlec@free.fr, www.ville-isle-adam.fr
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ExPOSITIONS…
HOMMAGE à Jean-Pierre Pincemin du 8 mai au 19 septembre 2010
En coproduction avec la Piscine à Roubaix et le musée d’art moderne de Céret.
Salle d’exposition temporaire Pour rendre hommage à l’artiste Jean-Pierre Pincemin, disparu en 2005, les musées d’Angers, de Roubaix et de Céret s’associent pour présenter son travail dans toute sa dimension et toute sa richesse. Peintre et sculpteur inclassable, passionné et en recherche permanente, Pincemin ne craignait pas de rompre avec les conventions. Son œuvre est foisonnante et riche. Si les expositions de Roubaix et Céret sont conçues comme une rétrospective, celle d’Angers — qui avait déjà exposé Pince-min au musée des Beaux-Arts en 1997 — mettra l’accent sur la période des toiles libres de ses débuts (1967-1975) et plus encore sur les grandes peintures des dernières années (1995-2005), à la fois puissantes et énigmatiques.
Commissaire de l’exposition au musée des Beaux-Arts d’Angers : Christine Besson.
Musée des Beaux-Arts d’Angers 14, rue du musée - www.musees.angers.fr
OLIVIER PIEROPAN,
CRÉATEUR EN FERRONNERIE D’ART
expose au Viaduc des Arts
Créations uniques en véritable fer forgé 57, Avenue Daumesnil 75012 Paris (M° Gare de Lyon ou Reuilly Diderot RER A Gare de Lyon) du 19 avril au 2 mai 2010 inclus de 10 h à 19 h – nocturnes les vendredis et samedis jusqu’à 21h00 Vernissage « français » le 20 avril à partir de 18 h Vernissage « belge » le 24 avril à partir de 18 h
THIERRY GRAVE du 23 mars au 10 avril 2010
S’il existe des Artistes qui ont l’intuition de la Voie dès leurs plus jeunes années, sans nul doute, Thierry GRAVE fait partie de ceux-là. Recommencer l’ouvrage, le repenser, le reprendre et combien de fois le refondre ou le mettre en pièces sont autant d’étapes, de réussites et d’échecs qui façonnent le savoir-faire et la maturité créatrice.
Galerie HAMADRYADE 16 rue Durantin 75018 Paris - 01 42 51 37 43
Peintre Chagot
mai « Spring Time » et juin « 70 ’’bis’’ »
Les techniques sont toujours mixtes, beaucoup
d’utilisation de pigments et travail exécuté
sur de la pâte à papier dans des formats
carrés identiques de telle sorte que ces
travaux peuvent tous se mélanger ou
s’additionner en triptyque.
Galerie Daniel Gauthier 91 Rue St Honoré - PARIS Ier
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DANSE…
LA 5e ÉDITION DE SEINE DE DANSE du 25 au 30 mai sur le parvis de La Défense (92).
Au programme : plus de 30 spectacles, 20 compagnies, 100 artistes, plus de 100 participants, des représentations en plein air gratuites, des représentations sous chapiteau à tarifs attractifs (8€ et 5€).
Cette édition se distingue par : -le pluralisme des formes en danse présentées avec notamment les dernières créations de Daniel Larrieu avec Lux, Mourad Merzouki avec Correria, Bird solo de Ingeborg Liptay pour un retour sur scène à 75 ans…
EVENEMENT…
DEAUVILLE 2010 TEMPS ET PLUS
Le 30 avril, 1er et 2 mai
Salon Livres & Musiques Imaginez un salon confortable comme une fête de famille. Où tout le monde se parle et tout le monde se comprend. Quand vient la fin du repas, on se serre les uns aux autres et l’on chante tous ensemble, avec le même entrain pour les vieilles ritournelles que pour les hits d’aujourd’hui. Tous unis par la chaleur des rengaines. Tous mûs par le goût des mots. Ce salon existe à Deauville.
Concert Juliette Greco A l’heure des anniversaires : 60 ans de carrière pour elle et 150 ans pour Deauville, ces retrouvailles d’un soir s’annoncent déjà joyeuses et pleines
d’émotion. Ce concert est programmé dans le cadre de la Saison Culturelle de Deauville. De 7 à 45€, renseignements et réservations
au 02 31 14 02 14.
-la transposition des pièces habituellement jouées en salle sur le parvis de La Défense comme Karine Pontiès avec son triptyque et Fabrice Ramalingom avec ses 15 partitions pour 15 hommes.
-des temps forts de rencontre et de complicité entre les professionnels et le grand public, initiés ou non, de janvier à mai, avec le projet Roman photo de Boris Charmatz, Lumière du vide de Ingeborg Liptay, Entre//prise de Odile Gheysens et Simon Mayer, sans oublier les cycles de tango (initiation et perfectionnement) et le bal au milieu des tours pour la journée de clôture.
Du 17 avril au 1er mai
Le Festival de Pâques & Les Off de Pâques.
Au Festival de Pâques, les générations de
chambristes se succèdent mais aussi se mêlent
ainsi que l’ont voulu ses fondateurs en 1996. Le
principe reste le même : lire le plus d’œuvres
possible et les jouer souvent pour la première fois
en concert. Réservations, tarifs et renseignements :
CID de Deauville.
Le 25 avril
Concert Reynaldo Hahn, l’enchanteur
Célébrissime compositeur d’opérettes — Ciboulette,
Malvina, Mozart, Ô mon bel inconnu avec
Sacha Guitry —, critique musical au Figaro,
directeur de l’Opéra de Paris en 1945, Hahn est
une des grandes figures musicales et mondaines
de la Belle Epoque. Il fut directeur de l’orchestre
du Casino de Deauville de 1924 à 1931 où une
rue porte son nom.
Un concert programmé dans le cadre du Festival
de Pâques.
Renseignements, tarifs et réservations :
CID de Deauville.
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THÉâTRE…
Collectif AOC
Création Premières en Ile-de-France
AUTOCHTONE Du 9 au 17 avril 2010
Espace Cirque d’Antony,
Scène conventionnée (92)
Représentations les 9, 10, 11, 13, 16 et 17 avril
mardi, vendredi et samedi 20h00,
dimanche 16h00
Après la syncope du 7 et Questions de
directions, le Collectif AOC aborde sa 3e
création collective. Sur la piste, une nouvelle
équipe a rejoint les membres d’origine autour
du trapèze, de la corde, des portés acrobatiques, du trampoline, du jonglage et du mât
chinois. Cette fois, sous la direction artistique
de Karin Vyncke : chorégraphe, danseuse et
performer belge, le Collectif AOC présente
Autochtone, avec la force spectaculaire de
leurs précédents spectacles, mais inscrit dans
une nouvelle veine poétique. Ensemble, ils
revendiquent une fois de plus l’héritage
pluridisciplinaire et circulaire tout en poursuivant
leur démarche de rencontre et de métissage.
Pour sa création, le Collectif AOC a bénéficié
des meilleurs atouts de l’Espace Cirque
d’Antony, formidable outil pour le cirque
contemporain, grâce à deux résidences de
travail d’avril à mai et pendant l’été 2009.
Espace Cirque d’Antony
Rue Georges Suant à Antony (92).
LE NOMBRIL DU MONDE,
JARDIN D’HISTOIRES
Pougne-Hérisson (79)
11 avril au 10 octobre 2010
Rencontres, spectacles, parcours découvertes,
ateliers, contes, résidences d’artistes, festivités,
siestes obligatoires et surtout benaiserie pour
petits, grands, moyens, solitaires, groupes…
Infos public : Le Nombril du Monde
05 49 64 19 19
lenombril@nombril.com – www.nombril.com
KROUM L’ECTOPLASME de Hanokh LEVIN Mis en scène par Rahim NOURMAMODE Se jouera du 20 mai au 11 juillet le jeudi, vendredi, samedi à 22h et le dimanche à 18h
A LA FOLIE THEATRE 6 rue de la folie méricourt 75011 PARIS Métro Saint-Ambroise Réservations et renseignements au 01 43 55 14 80 ou sur www.folietheatre.com ENTREE 20 euros, 15 euros en tarif réduit
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Photo DR
LA RENCONTRE DES JONGLAGES Du 16 au 18 avril 2010 ce sera un panorama exemplaire de cet art singulier, où se mêlent performance et créativité. Il présente des
talents reconnus, des créations remarquées et des artistes émergents. Pendant 3 jours, la rue, le chapiteau, le théâtre
accueillent à La Courneuve les acteurs de cet art « populaire » et savant, dont la diversité des formats, des styles et des démarches assurent un festival riche, festif, accessible aux publics les plus divers.
Formats longs (1 heure environ) Pan Pot ou modérément chantant Collectif Petit Travers ; Un cirque plus juste Cie Circo aereo ; Le cabaret désemboité création et 1ère internationale de la Cie Les Apostrophés.
Petits et moyens formats (3 à 30 minutes) Transparence Cie Les Objets volants ; Extrait de Variations François Chat et cie... ; Etoiles Cie 14 : 20 interprété par Kim Huynh ; Croktapom Cie Toi d’abord ; Gravitation extrait de Vibrations Cie 14 : 20 interprété par François Chat ; Welcome to my head Cie Kerol ; Songe Martin Schwietzke ; Rosie Rosie Live Show Cie Pok ; Cie Tr’espace ; L’art pour lard, Cie la Scabreuse ; Nathan Israel.
MUSIQUE…
Moh !
Spectacles de rue Ready Cie Pol et Freddy ; Parce que Le Mouvement Alerte ; Cirk Urbain Cie Bankal.
Spectacles Coup de dés, jeune création et nouvelles pièces (3 à 30 minutes). Beau comme un camion Cie Presque nulle ; Baltass Yan Frisch ; Apesanteur Cie sans Gravité ; VU Etienne Manceau ; 3 up 360 Cie Muchmuche ; le GRAAF (les apprentis de l’académie Fratellini), Dieu me doit des explications, Alessandro Maida ; Cie de Fracto ; Maria, Cie Noir du monde ; Chute, Audrey Decaillon ; extrait de Zirbut, Cie le Biphasé ; Charles Roussseau et Cécile Fradet ; Ding, Isabelle Dubois.
Clôture du festival « Chez Nono » groupe de musique Tzigane et autres swings du monde accompagné de Morgan au jonglage et de « DJ Click ».
Spectacle de rue : accès libre Tous les spectacles (grands, moyens, petits formats) : 10 euros, réduit 5 euros Spectacles coup de dés : Tarif unique 5 euros Fête de clôture : accès libre sur réservation Renseignements : Centre Culturel Jean Houdremont, 11 avenue du Général Leclerc - 93120 La Courneuve infos.maison.jonglages@gmail.com 01 49 92 61 61 ou 01 49 92 60 54 http://maisondesjonglages.blogspot.com/
Style : Afro Pop Le China à 21h00 «Le public retrouve dans sa musique 50 rue de Charenton, 75012 Paris celle avec laquelle il a grandi, celle 01 43 46 08 09 - Entrée libre. qui lui évoque une référence. En bras-
www.china.eu
sant les genres, il nous invite à un voyage dont le but est la musique En première partie : Mariama africaine. » www.myspace.com/listentomariama
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MUSIQUE…
Nous vous invitons à venir écouter Moh!, un talent à découvrir… le 8 avril 2010
A l’image de la richesse de son style, Moh! collabore avec des artistes d’univers très différents tels que Mömö Wandel l’un des plus grands jazzmen de Guinée, Ba Cissoko ou, tout récemment, Antoine Hervé (Directeur de l’Orchestre National de Jazz de 1987 à 1989)… C’est à la guitare que Moh! excelle. Il est repéré par Corey Harris, un grand du blues (voir « From Mississipi to Mali » de Martin Scorsese) et tourne avec lui sur les scènes internationales. Aujourd’hui, il est également aux côtés des talents montants que sont
VERSAILLES JAZZ FESTIVAL
Après le succès incontestable de l’édition 2009, toute l’équipe se mobilise à nouveau pour vous offrir des instants inoubliables de fête et d’émotions ! La 7e édition du Versailles Jazz Festival se déroule cette année du 8 au 16 avril 2010
le 15 avril : Richard Galliano Tangaria Quartet, le surdoué de l’accordéon jazz nous éblouira de ses mélodies au swing imparable ; au Théâtre Montansier (Versailles).
le 9 avril : le Django Memory Quartet, avec David Reinhardt, nous emportera dès les premières notes dans l’univers de Django pour un jazz manouche brillant, communicatif et tout en finesse ; au Conservatoire (Versailles).
le 10 avril : Mambo Legacy, le big-band de quinze musiciens nous fera revivre la grande époque du mambo ; à La Batterie (Guyancourt).
le
avril : les Oignons Jazz Band joueront, chanteront et danseront des claquettes dans la pure tradition du jazz New Orleans ; au Trianon Palace (Versailles).
Fatoumata Diawara et Mariama qui apprécient la subtilité de son jeu qui mêle harmonies mandingues, blues et jazz. Fin 2007, il crée son trio (basse, batterie, guitare) avec lequel il jette un pont entre les cultures, les pays, les genres et les générations.
Satellit Café 44 rue de la Folie Méricourt, 75011 PARIS - Métro Oberkampf Merci de confirmer votre présence : Caroline Thomas - 06 62 08 05 65 ou camponi.camponi@yahoo.fr www.myspace.com/mohamedkouyate
le 12 avril : les Pink Turtle revisiteront les grands tubes de la pop et du rock dans un jazz créatif et un swing efficace ; au Théâtre Montansier (Versailles).
le 13 avril : le trio Mirabassi-Renzi-Parker mettra en musique le plaisir de jouer autour du jeu pianistique lumineux de Mirabassi ; au Théâtre Montansier (Versailles).
le 14 avril : les Big-Band du Conservatoire et de l’ENM d’Orsay rendront hommage au grand trompettiste et compositeur canadien Kenny Wheeler ; au Conservatoire (Versailles).
le 16 avril : Gospel Dream, ensemble mixte et cosmopolite, chantera de leurs voix chaudes et généreuses la foi, l’espoir et la liberté avec un enthousiasme contagieux ; à l’église Sainte
Jeanne d’Arc (Versailles).
Sans oublier le Festival OFF le 8 avril dans les cafés et restaurants de Versailles, organisé par l’association Jazzav.
Programme complet sur le site officiel du festival : http://www.versaillesjazzfestival.eu Contact : contact@versaillesjazzfestival.eu
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agenda Fête de la Musique 21 Juin 2010
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Genre : Electronique/Pop/Electrique
Volumatik
www.myspace.com/volumatik Du gros son electro-pop qui met du boost dans tes oreilles, des paillettes dans tes yeux, de la bonne humeur dans ton cerveau et du rythme dans ton body !
Lieusaint à 21h30
Genres : Jazz tous styles, manifestation insolite.
Les Voyageurs de l’Espace
Improvisation de 7 musiciens de
jazz sur le thème de l’espace :
Hélène Breschand (harpe), Alex
Grillo (vibraphone), Jean-François
Pauvros (guitare), Terje Isungset
(batterie), Sylvain Kassap
(clarinette), Didier Petit (violoncelle),
Christian Sebille (ordinateur).
Les musiciens joueront sur fond
de séquences d’archives audio
visuelles spatiales et de lectures
de textes par un comédien.
CNES, Centre National
d’Etudes Spatiales,
2 place Maurice Quentin,
75001 Paris
de 16h00 à 19h00
Genres : Musiques rock, 50 ans de chanson française.
A l’abri des villes
Ce groupe de rock français
interprète des compositions
personnelles aussi bien que des
reprises.
Face au Pain Quotidien :
18 place du Marché Saint Honoré,
75001 Paris
de 18h00 à 02h00
Genres : chanson, variété, blues, musiques rock, musiques du monde, traditionnelles, rap, hip hop, chorales, funk, groove, R&B, soul, reggae, ragga, zouk, afro.
La fête de toutes les musiques CLC musique (musiques mexicaines et argentines), les concerts de Meulan (Aubade), Shayana (soul love, R’N’B), Oscar Lova (zouk, R’N’B), Giao (rock), C Kel (hip-hop), 100 cœurs pour un chœur (esprit attitude, couleur gospel), Aviva (esprit gospel, chorale de Triel, chorale gospel),
Evidance (pop rock), King Size (folk, blues, reggae). Bords de Seine, 78250 Meulan
de 10h00 à 01h00 RER : Gare de Thun le Paradis
Genres : Musiques rock, 50 ans de chanson française.
A l’abri des villes
Ce groupe de rock français
interprète des compositions
personnelles aussi bien que des
reprises.
Face au Pain Quotidien,
18 place du Marché Saint
Honoré, 75001 Paris
de 18h00 à 02h00
Genres : Chanson . variété, jazz tous styles, musiques rock.
ça vaut le détour.... 16h : The S.M. duo féminin (pop rock), 16h15 : atelier de guitare électrique de l’école municipale des Arts et de la Musique mené par Isabelle Frizac, 17h : Sunday PM (pop punk), 18h : Décollage (compositions fusions rock teintées funky), 19h : Shiver (compositions pop, rock, folk),
20h : Bataola dans le cadre de la fête intercommunale de la musique de Val et Forêt (dans l’esprit de la musique de rue cubaine), 20h30 : The Brimms (funk, rock, pop, jazz).
Parc Yves Carrie, 5 rue Pierre Brossolette, 95130 Le Plessis Bouchard de 16h00 à 22h00
Genres : Chanson, variété, musiques rock, rap, hip hop, 50 ans de chanson française, reggae, ragga, zouk, afro.
Fête de la musique à Eaubonne 20h : Mélo Waty (soul, reggae), 21h : Syrano (chanson française), 22h15 : Eukaliptus Concept (hip hop), 23h15 : Les Saints Complotent (rock). Place du 11 Novembre, 95600 Eaubonne de 20h00 à 00h00
Genre : Musique classique.
Les chœurs
14h et 15h : chœur d’enfants
du conservatoire et du collège
André-Doucet (mélodies du xxe
siècle), 16h : classe de chant
(lieder et mélodies), 17h :
chœur des jeunes (gospels
et musique américaine), 18h :
classe de chant (Stabat mater
de Pergolèse), 19h : ensemble
vocal Des Mesures (chansons
savantes et chœurs d’opéra).
Maison de la Musique
Auditorium Rameau,
8 rue des Anciennes Mairies,
92000 Nanterre
de 14h00 à 20h00
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96
Magazine numéro 6
AVRIL/MAI/JUIN 2010
LA BANDE à NOS’ARTS Le magazine Nos’Arts est édité par les Éditions Lehahiah
57 rue du Faubourg Montmartre
75009 PARIS.
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Nos’Arts : 4 numéros par an
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DIRECTION
DE LA PUBLICATION
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JOURNALISTES/PIGISTES
Louis Badie - Bruno Lépine - Isabelle
Pacorel - Juliette Guépratte - Kathleen
Aubert - Juliette Couderc - Phillipines
Moranges - Gérard Victor - Harry
Kampianne - Bernard Espositio - Thierry
Poutrel
DIRECTION ARTISTIQUE
CHEFDEFABRICATION
Stéphanie Le Petitjean
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7 rue du 19 mars 1962 93450 L’Ile Saint-Denis 01 42 43 70 03 www.alakis.com
MAPRA
9 rue Paul Chenavard 69001 Lyon

13 rue de Sevigné 75004 Paris 01 42 74 32 61 espace@13sevigne.com www.13sevigne.com
61 rue du Ruisseau 75018 Paris 09 53 05 48 55 www.cours-clement.com

57, rue Amelot 75011 Paris, France 01 42 71 09 03 www.conceptmania.com

17 rue des moines 75017 Paris 01 46 27 46 57 www.aromda.com

4 rue crétet 75009 Paris 01 42 80 50 67 www.galerie9art.com
PLUME INDIGO
10 avenue Trudaine 75009 Paris 01 48 78 03 17 www.plumes-indigo.com

SCENES ET VERNISSAGES 7 rue de la Tour d’Auvergne 75009 Paris 01 48 78 80 87 http://scenesetvernissages.online.fr
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33 rue Auguste Comte 69002 Lyon
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Village Saint Honoré 91 rue Saint honoré 75001 Paris wwww.galeriedanielgauthoer.com
Studio 28
10 rue Tholoze 75018 Paris www.cinemastudio28.com
| Le magazine est aussi distribué lors de manifestations, tels que : - L’Olympia au mois d’avril pour le spectacle de Cartouche. - Au Fest’Stains Estival, le 6 juin 2010 à Stains, manifestation culturelle et musical. - et d’autres manifestations lors des soirées privées en partenariat avec le groupe Shay Agency & co/M et également avec Oubacity de Lyon. | |
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